La Tribune de Madagascar
- フランス人に親切に
- 植民地のために
- マダガスカル〔…〕植民地衛生評議会
『トリビューン』は外国人住民への特別税案を転載し、提唱者の仮定に基づく税収見込みを示した。植民地行政論は知事の裁量と植民者の役割拡大を求め、先住民の参加には条件を付した。衛生評議会の記録は死亡確認と隔離を述べ、ペスト被害県での専用墓地と埋葬義務を提案した。
翻訳
フランス人に親切に
社会主義的な税制措置につきものの複雑さに、私は強く反対している。そこで、例えば単身の外国人、または外国人の世帯主一人につき1,000フランの特別定額税を課し、われわれだけが負担している〔…〕と犠牲を、国庫のために埋め合わせてもらいたい。
フランスに定住し、株式市場を実入りのよい取引の場としている外国人金融業者にとって、1,000フランなど何でもないことは承知している。フランスで肉体労働に就いていない外国人には、もっと高い税を課しても異存はない。しかし同時に、われわれが雇っている土木労働者でさえ、外国人なら誰でも年間1,000フランは払えると、私は分かっている。故国へ送るリラやペセタ、ベルギー・フランなどを減らせば済むことだ。こうした通貨が絶えず大量に国外へ流れるために、フランが売られ続けているのである。
また、外国人300万人――最小限の数字を採っている――から1,000フランずつ集めれば30億になることも分かっている。いまわれわれに求められている新たな犠牲は、総額25億を生み出すためのものだと、誰もが知っているではないか! こんな状況で、なぜそれを上回る財源を見過ごし、顧みようとも、考えようともしないのか。
植民地のために
〔…〕氏がもっぱら財政面から考えていることは、行政面からも考えるべきだ。植民地相は、ただ植民地の最高行政官であればよい。総督や知事がそれぞれの植民地の状況について送る報告を踏まえ、全体の指針を与えるのである。目指す目的に明らかに逆行する政令に自ら署名したり、大統領に署名させたりしてはならない。
何度でも繰り返すが、部下には、それぞれの地域の必要に応じ、自らの責任で担当地域を治めることを任せるべきだ。政府が彼らを任命したのは、全面的に信頼していたからなのか。それとも、特定の集団や派閥を満足させるために政治が介入したのか。
後者ならば正さなければならない。植民地の知事を、政治や、それで生きる取り巻きの囚人にしてはならない。大臣は、自分の指揮下にある人員を盤上の駒として動かせばよい。ただし、既得の権利を無視し、私利私欲のためだけに、大臣に代わって駒を動かそうと伸びてくる手は、叩かなければならない。何より、知事たちの意見と提案を受け止めることだ。一方、知事たちは、国の行政への植民者の参加を、見かけだけでなく実質的に広げるべきである。
そうすれば、互いに信頼し、広く行動することによって、事は今よりずっとうまく運ぶ。
もちろん、先住民にも参加の余地を設けなければならない。ただし先住民評議会を構成するのは、必ずしも何でも賛成する者である必要はないが、自らの利害を独立して議論できる労働者、商人、農業者に限る。
この条件の下でなら、地域の必要に合った規則だけを適用する、責任ある行政によって、植民地の開発は滞りなく進むだろう。
植民地衛生評議会
強力な措置が取られている。自治体内で死亡が発生すれば、必ず、確認を専門に担当する医師が調べる。その結果、感染が疑われる死者に接触した人は全員、隔離施設に収容される。
改葬の監督を容易にするため、行政官兼市長は、県内の各フォコンタニに、ペストで死亡した先住民を埋葬する専用墓地を設ける案を示した。
保健部長と評議会の全員がこの案に賛同し、そのような墓地はタナナリヴ県だけでなく、どこでも必要だとの意見を述べた。ただし当面は、特にペストの被害が大きかったタナナリヴ、イタシ、モラマンガの各県だけで、この新たな措置を義務付けるのがよいと考えている。また、ペスト、天然痘、腸チフス、ジフテリア、コレラ、脳脊髄膜炎という感染症による死者についても、この墓地への埋葬を義務付けるべきだとしている。
解説
国籍を基準に財政負担を分ける定額税案
この税案は、公費の負担を配分する際、フランス人と外国人を別の集団として扱う。定額の負担は金融業者から肉体労働者まで及び、故国への送金をめぐる議論は、家計の収入を通貨の動きと結び付けている。中心にあるのは、外国人は送金を減らせば払えるはずだ、という想定である。財政の問題が、国への帰属と、誰の家族への責任を優先するかという問題へ置き換えられている。
現地に裁量を与えても、植民地支配の序列は残る
行政改革案が求めるのは、植民地統治の中で知事に裁量を与え、植民者の参加を増やすことだった。先住民の参加も認めるが、評議会に入る条件として、職業や利害を議論する能力を挙げている。大臣から知事へつながる権限の序列は維持されたままである。目指される改革は、植民地を治める権限を保ちつつ、現地の利害に合う行政に変え、人事への政治的介入を減らすことだった。
ペスト対策が死亡確認と埋葬にも及ぶ
ペストは1898年にタマタヴからマダガスカルへ入り、継続的な公衆衛生上の問題となった。この記事の対策は、患者の治療だけでなく、死亡の確認、接触者の隔離、墓地の指定にまで及んでいる。改葬を監督する提案によって、埋葬のあり方も行政の感染症対策に組み込まれた。さらに対象を複数の感染症へ広げる案は、ペストを発端とする対応が、感染の恐れがある死者を広く管理する仕組みへ向かう様子を示している。
原文
Soyez bons poor les Français
Très ennemi des complications qui
caractérisent essentiellement les me
sures fiscales socialistes, je voudrais
qu'une imposition spéciale forfaitaire
de 1.000 francs, par exemple, nar tête
dVtranger seul ou chef de famille com-
C nsât, au profit de notre budget, les
lia et les sacrifices que nous suppor
tons seuls.
Je sais bien que mille francs ne sont
rien pour le financier étranger établi à
demeure en France et pour qui la
ftourseestun champ fructueux d'opé
rations, et Jo ne verrais aucun inconvé
nient à ce que la taxe fût plus élevée
pour un étranger n'exerçant pas en
France une profession manuelle ; mais
je sais aussi que la somme de mille
francs peut être payée annuellement
par tous les élrargers, même par les
ouvriers terrassiers que nous employ
ons. fis en seraient quittes pour en
voyer dans leur pays d’origine moins
de lires, de pesetas, de francs belges et
d'autres monnaies dont la sortie régu
lière et formidable exige des ventes
continuelles de Iranes.
Je sais également que mille francs
perçus sur trois millions d'étrangers
(j’t dopte le chiffre minimum) font trois
milliards et tout le monde sait qu’en ce
moment on nous demande de nouveaux
sacrifices devant pioduire en totalité
deux (milliards et demi ! Pourquoi, en
de telles conjectures, passer à côté
d’une recette supérieure, sans s'en pré
occuper, sans même y pensar?
Pour les Colonies
Ce que M. de Warreu envisage ni
point dr vue financier »rui<ment, de
vrait être également envisagé au point
de vue administratif. Le Ministre de»
Coloniea devrait être purement et sim
plement l’administrateur supérieur de»
Colonie*, donnant des directives géné
rales at, s'inspirant des rapporta de si»
gouverneurs généraux, des gouverneur»
• ur la situation respective de leur* colo-
oiea, ne pas signer, ai faire ligner pat
le Président des décréta allant nette
ment h l'encontre du but poursuivi.
Qu’illaiaae à »ea subordonnés, on ne
saurait trop le répéter, le soin d’admi
nistrer tous leur responsabilité et la»
nécersités régionales, leur* domaines.
Ou le gouvernement le* a désigné*,
parce qu'avant en eux pleine confiance,
ou c'est la politique qui est inteivenue
pour donner latisfaction à certains grou
pement!, à certaines chapelles.
Dans ce cas, qu'un redressement soit
opéré et que les gouverneurs de* colo
nies ne soient pas les prisonniers de la po
litique ni des coteries qui en vivent. Que
le Ministre fasse manccuvier sur l'échi
quier le personnel relevant de son auto
rité, mais qu'il batonne la où les mains
qui, à sa place, et sans autre raison que
des raisons d intérêts tout à lait particu
lière, négligeant les droits acquis, es
saieront de déplacer les pièces. Ht sur
tout qu'il tienne compte des t bservallons
des propositions de ses gouverneurs. Que
ceux-ci, de leur côté, fassent la part plus
large aux colons dans l'administration
du pavs, non pas apparemment, mais
réellement.
Alors, par une large action, s’exerçant
dans une confiance mutuelle, les affaires
n'en marcheront que mieux
Il va de sot que la part des indigènes
doit être faite à la condition que, dans
les conseils indigènes, ne figurent que
des éléments, non pas obligatoirement
des béni oui, oui — mais des éléments
travailleurs, commerçants ou agricul
teurs susceptibles de discuter de leurs
intérêts en toute indépendance.
Dans ces coéditions, la mise en valeur
des colonies s'effectuera, sans à coup,
sous une administration responsable
n'ayant à appliquer que des règlements
s'adaptant aux besoins des piyt.
fonvcll I olniilnl il llyaléiif* tic Mnilngavrar t I niiiiiiiirlvt-i
D-« mesures énergiques sont prises,
et aucun décès ne se produit dans la
Commune sans être vérifié per le» méde
cin* spécialement chargés de procéder
à cet constatations, à la suite desquelles
toutes les personnes ayant ru contact
avec un décédé suspect sont isolées au
Lazaret.
Fn vue de laci'iter le contrôle de* ex
humations, l'Administrateur-Malre a
suggéré l'idée de créer, dans chaque
fekontipv de la province, un cimetière
spécial destiné à l’inhumation des indi
gènes morts de la peste.
Le Directeur du Srrvice de Santé et
tou* les membres du Conseil te sont ral
liés à cette proposition ; ils ont émis
l’avis que ces cimetières sont néces
saires, non seulement dans la province
de Tananarive. mais partout. Toutefois,
pour le moment, ils estiment que cette
innovat'on pourrait être imposée aux
srules provinces de Tananarive, de l'I
tasv et de Moranianga. dans lesquelles
la peste a, plus particulièrement, exercé
ses ravages ; qu'en outre, devraient
être obligatoirement inhumées dans ces
cimetières les personnes décédées des
maladirs contagituses suivantes peste,
variole, fièvre typhoï ie, dij. ht, rie, cho
léra, ménirgite cérébro-spinale