L’Écho d’Alger
- アルジェリアのために
- ポアンカレ氏、バル=ル=デュックで政府の財政再建について大演説
- イタリア・スペイン協定
『レコー・ダルジェ』は、ヴィオレットの農業金融政策と側近の秘密主義を批判し、入植者の反対によって計画が縮小され、アルジェリア選出議員が手形割引の便宜を実現したと主張した。ポアンカレの演説は、財政崩壊を防ぐための新税を擁護し、国家専売事業の売却が有利だとする議論に異を唱えた。タンジール発の報道は、予定されるイタリア・スペインの海軍示威行動がスペインの要求を後押しし、国際管理地区を揺るがしかねないという英国紙の懸念を伝えた。
翻訳
アルジェリアのために
ご覧のとおり、ささいなことだが、なんと多くを物語っていることか! これは、ムスタファが部局長たちを飛び越え、下級職員と直接、自分のちょっとした用事を取り決めることをためらわない、その一例である。
農業銀行の一件は、それとは規模が違う。
この計画を通じて、われわれは、ヴィオレット氏がなぜこれほど大人数で費用のかさむ官房を抱えるに至ったのかを理解できた。前任者ははるかに少ない人数で済ませていた、それも見事に、と指摘されると、ヴィオレット氏は「仕事をするために必要なのです」と答えた。なるほど、今後、総督府の各部局は意思決定から締め出され、意見を求められることさえなくなるはずだったのだから。官房の [?] で、二人のやんごとなき人物がすべてを取り仕切るはずだった。二人……それにもう一人。この三人目については、これ以上は明かすまい。アルジェリアがこのように統治されるのは、いささか屈辱的だからである。
農業銀行をめぐるムスタファの思案は、酷暑のさなかでさえ、外には一滴も漏れなかった。関係者が情報を求めて回っても、農業局は何も知らず、財務局も同様で、事務総長も何も知らなかった。アルジェリア銀行の頭取も内情を知らされてはいたが、芝居を極秘に仕立てたのは、われらが三人の大人物だけだった。台本も舞台装置もすばらしく、作者たちを大いに得意がらせるほどの熱狂を巻き起こすはずだった。
ところが結果は大失敗で、フリウー氏は、かろうじて舞台のプロンプターボックスへ飛び込むのが精いっぱいだった。入植者と生産者は、その組合や機関紙を通じ、きわめて強い反対を表明した。そのためヴィオレット氏は勝負を投げ、芝居を取り下げ、ついには入植者が求めていた手形割引の便宜を取り付けることだけに目標を絞った。
なお、それを実現したのはアルジェリア選出の国会議員たちだったことを付け加えておこう。実際、銀行頭取のモロー氏を前にしたヴィオレット氏は、あまりに力不足で、あまりに情けない姿をさらしたため、アルジェリアの議員団が時機を得て介入しなければ、新たな案もまた崩れ去るところだった。 [?]
ポアンカレ氏、バル=ル=デュックで政府の財政再建について大演説
[?]
新たな税
「公共の利益とは、とかく考えられがちなように、個々の利益を単純に足し合わせたものではありません。
個々の利益は、いかに尊重すべきものであっても、一日一日を尺度とするものであり、時間的にも空間的にも限られています。公共の利益は、現在をはるかに超えて未来にまで及ぶものです。
その追求において、激しい反対に必ず直面することは承知していました。しかし、われわれに残された選択肢は、目前の破局か、厳しい犠牲を払う時期か、その二つだけでした。われわれはためらいませんでした。
われわれの第一の責務は、物価上昇、支出増大、歳入不足によって赤字が膨らんだ予算に、安定した均衡を取り戻すことでした。
大規模な増税を議決しなければ、財政は今にも崩壊しようとしていました。両院は、われわれが断崖の縁に立っていることを理解しました。自発的に規律を守り、不備のある手続きを改め、わずか数回の会議で、必要な数十億の財源を驚くべき迅速さで可決したのです。
専売事業の売却
一部の人々から、最善の [?] をもって、[?] と [?] もし [?] われわれがこれらの国家専売事業のいずれかを貸し付け、あるいは売却することに同意していれば、納税者にこれらの新たな負担の全部または一部を負わせずに済んだはずだ、と言われました [?]
私は両院で何度も、自分には専売事業に賛成するにせよ反対するにせよ先入観はない、と述べてきました。国家に利益をもたらすかどうかによって、実際に即して判断するのです。ただし、今この時点で、いずれの専売事業についても、その売却または経営に関して、有能で私利を離れた専門家によって有利と [?] 判断された提案は、一つもなされていないことを明言しなければなりません。
しかも、これらの提案の大半は、一見魅力的な外観の下に受け入れがたい仕組みを隠していることもあり、わが国の生産の一部を手中に収められれば、まんざらでもない外国の企業集団から出されたものではありませんでしたか。 [?]」
イタリア・スペイン協定
[?] ロンドン、9月27日。タンジールからの報道によると、次のとおりである。
現在ジブラルタルにいるイタリアの戦艦2隻が今週中にタンジール沖の泊地に投錨し、旗艦「アルフォンソ十三世」がこれに合流して海軍示威行動を行う。
ウェストミンスター・ガゼット紙の通信員は、この行動は、最近のスペイン・イタリア条約と、国際管理地区の統治における優位を求めるマドリードの要求に照らして、意味深いものだと書いている。
イタリアとスペインの策動を暴露し、両艦隊のこの偶然の出会いを予言したデーリー・クロニクル紙の特派員は、タンジールから次のように電報を送っている。
この示威行動の目的は、プリモ・デ・リベラ将軍がスペインはタンジールを欲していると宣言した際、それが口先だけではなかったことを、現地住民にも、フランスとイギリスにも理解させることにある。
同紙の外交担当記者は、この寄港によってロンドンでアガディールの記憶がよみがえったと述べている。彼は、マドリードの否定にもかかわらず、イタリア・スペイン協定は具体化しており、大使たちは大仕事を抱えることになると主張している。
また、これまでこの問題に直接関心を示してこなかったイギリス政府に対し、タンジールの地位を変更する強引な行為がイスラム世界に及ぼしかねない影響を見失ってはならない、と注意を促している。
さらに、モロッコのスルタンの主権を侵すことはできず、仮に当事者本人が、1923年の協定に基づく [?] 権限の新たな配分に同意したとしても、問題はきわめて厄介であり、紛争を避けるには相当の慎重な手腕が必要だと付け加えている。 [?]
解説
農業金融を実現したのは誰か
社説は、生産者団体、国会議員、アルジェリア銀行に異なる役割を割り当てている。団体は農業銀行の計画に反対し、議員は手形割引の便宜を取り付け、銀行との交渉が資金調達の成否を左右した、という構図である。これに先立つ1926年5月25日公刊の北アフリカ会議報告は、銀行が農業信用機関の手形を7500万まで割り引くことに同意しつつ、その価値を判断する権利を保持したと記録していた。また、中長期の融資を担う農業銀行を設立するため、最初の融資として500万を金利2%で提供することも記録していた。新たな銀行の設立と手形割引の利用は異なる支援策であり、これらの条件から銀行の裁量が持つ意味が分かる。報告には、チュニジア駐在総督によるヴィオレットの尽力への称賛も記されていた。この先行する公式の評価に対し、9月の社説が生産者の反対と議員の介入に功績を認めていることからは、誰が農業関係者の利益を代表し、資金調達を実現したのかをめぐる対立が見えてくる。
増税と専売収入による債務返済
ポアンカレの演説は、増税を、当面の犠牲か財政崩壊かという緊急の選択として示し、専売事業に関する提案を国家への実益で判断すると述べている。すでに採用された施策が、この論理の具体的な背景となる。議会は1926年8月3日に110億フランの新たな税収確保を認め、8月7日の法律は、たばこ・マッチ専売の収益を用いる公債償還基金の設置を可能にした。その収入は、国防債の償還や既存の公債の繰上償還・借換えに充てられることになっていた。したがって、専売収入の維持には具体的な債務返済の仕組みを支える役割があり、売却や貸付けを有利と判断するには、目先の現金収入だけでは足りない理由が理解できる。この財政上のつながりが、納税者の負担を軽減する代替策をめぐる演説の議論に具体性を与えている。
スペインの要求とタンジールの国際管理
報じられた海軍示威行動が重要だったのは、スペインが国際管理地区の支配を求めていたからである。1926年8月15日の外交電報で、駐スペイン米国大使は、タンジールをスペイン保護領に編入するか、暫定的な委任統治権を得るというスペイン側の提案と、イタリアの行政参加をめぐる交渉を記録している。一方、スペイン外相は、最近の対伊条約が、紛争の仲裁と攻撃を受けた場合の中立の範囲を超えるものだという見方を否定していた。この電報からは、新聞が描く海軍による圧力の背景に、統治権限の再配分を求める外交交渉がすでにあったことが分かる。1923年の規約は地区内の軍事施設、作戦基地、戦争目的に利用できる設備を禁じており、スペインの提案も要塞や海軍基地を設けないと保証していた。したがって、タンジールの支配をめぐる問題には、行政権限の配分と中立の維持の両方が関わっていた。それが、通信員たちが単純な支配権の移転ではなく、難しい交渉を予想した理由を説明している。
原文
POUR L'ALGÉRIE
un rien, comme vous voyez, mais combien significatif! Voilà un de ces exemples où Mustapha court-circuite les chefs de service et ne craint pas d'arranger directement ses petites affaires avec des subalternes. L'affaire de la Banque Agricole est d'une autre envergure. C'est à l'occasion de ce projet que nous avons pu saisir les raisons qui ont amené M. Viollette à se pourvoir d'un cabinet si abondant numériquement et si coûteux. Quand on lui faisait observer que son prédécesseur se contentait à beaucoup moins, et comment! M. Viollette répondait: «J'en ai besoin pour travailler». Evidemment, puisque, désormais, les diverses directions du Gouvernement Général devaient être tenues à l'écart des décisions prises et ne devaient plus même être consultées. Deux augustes personnes devaient suffire à tout [?] du cabinet, deux personnes... et une troisième que nous ne désignerons pas autrement parce qu'il est plutôt humiliant pour l'Algérie d'être gouvernée de la sorte. Les cogitations de Mustapha, à propos de la Banque Agricole, ne transpirèrent jamais, même en pleine canicule. Les intéressés purent aller aux informations; la Direction de l'Agriculture ignorait tout, celle des Finances également et le Secrétaire Général ne savait rien. Seules, nos trois sommités, le directeur de la Banque de l'Algérie étant pourtant dans la confidence, montèrent la pièce en grand secret. Le texte et les décors étaient mirifiques et devaient déchaîner un enthousiasme bien propre à enorgueillir les auteurs. Ce fut un four noir et M. Frioux eut juste le temps de s'engouffrer dans le trou du souffleur. Colons et producteurs, dans leurs syndicats et par leurs organes de presse, manifestèrent la plus vive hostilité. Si bien que M. Viollette abandonna la partie, retira la pièce, et finit par limiter ses ambitions à faire obtenir aux colons les facilités d'escompte que ceux-ci demandaient. Disons d'ailleurs que ce sont les parlementaires algériens qui les ont obtenues. M. Viollette apparut, en effet, si insuffisant, si piteux en face du Directeur de la Banque, M. Moreau, que le nouveau projet allait encore s'effondrer sans l'intervention opportune de la représentation algérienne. [?]
M. Poincaré prononce, à Bar-le-Duc, un grand discours sur l'œuvre de redressement financier du Gouvernement
[?] LES IMPOTS NOUVEAUX «Le bien général n'est pas, comme on le croit trop volontiers, une simple addition des intérêts particuliers: «Les intérêts particuliers, si respectables qu'ils soient, se mesurent à la journée; ils sont limités dans le temps comme dans l'espace. Le bien général passe très haut par dessus le présent pour atteindre l'avenir. «Nous n'ignorions pas que dans cette recherche nous rencontrerions fatalement de vives oppositions. Mais nous n'avions à choisir qu'entre la catastrophe prochaine et une période de sacrifices sévères. Nous n'avons pas hésité. «Notre premier devoir était de remettre en équilibre stable le budget dont la hausse des prix, l'accroissement des dépenses et l'insuffisance des recettes avaient élargi le déficit. «Sans un vote massif d'impôts nouveaux, nous étions à la veille de l'effondrement financier. Les Chambres ont compris que nous étions au bord du précipice; elles se sont spontanément disciplinées; elles ont corrigé les méthodes défectueuses et ont voté, en quelques séances, avec un empressement remarquable, les milliards nécessaires. L'ALIENATION DES MONOPOLES «Nous avons entendu certaines gens nous dire, avec les meilleures [?], [?] que [?] si [?] avions consenti à affermer ou à aliéner l'un ou l'autre de ces monopoles d'Etat, nous aurions pu épargner aux contribuables tout ou partie de ces charges nouvelles [?] «J'ai déclaré souvent aux Chambres que je n'avais, pour mon compte, de parti pris, ni pour, ni contre les monopoles, je les juge en fait suivant qu'ils sont ou non profitables à l'Etat; mais je dois préciser qu'à l'heure où je parle, il n'a été fait, ni pour la cession, ni pour l'exploitation d'aucun d'eux, aucune proposition qui [?] jugée avantageuse par des experts compétents et désintéressés. «Et encore la plupart de ces propositions, qui cachaient parfois, sous des aspects séduisants au premier abord, des combinaisons inacceptables, émanaient-elles de groupements étrangers qui n'auraient pas été fâchés de mettre la main sur une partie de notre production nationale? [?]
L'accord italo-espagnol
[?] Londres, 27 septembre. - On mande de Tanger: Deux cuirassés italiens actuellement à Gibraltar mouilleront, dans le courant de la semaine, en rade de Tanger où le vaisseau amiral «Alphonse XIII» les rejoindra en vue d'une démonstration navale. Cette action, écrit le correspondant de la Westminster Gazette, est significative en raison du récent traité hispano-italien et de la revendication de Madrid réclamant la prépondérance dans le gouvernement de la zone internationale. Le correspondant spécial du Daily Chronicle, qui révéla la manœuvre italo-espagnole et prédit cette rencontre fortuite des deux escadres, télégraphie de Tanger: Cette démonstration a pour but de faire comprendre aux indigènes que, comme à la France et à la Grande-Bretagne, le général Primo de Rivera n'a pas parlé en vain lorsqu'il a déclaré que l'Espagne voulait Tanger. Le rédacteur diplomatique du même journal déclare que cette visite a fait revivre à Londres le souvenir d'Agadir. Il maintient que, malgré le démenti de Madrid, le pacte italo-espagnol a pris corps et que les ambassadeurs auront du pain sur la planche. Il rappelle au gouvernement britannique qui, jusqu'à présent, ne s'est pas intéressé directement à la question, qu'il ne doit pas perdre de vue les répercussions que pourrait avoir sur le monde musulman un acte péremptoire qui modifierait le statut de Tanger. Il ajoute qu'on ne peut atteindre la souveraineté du sultan du Maroc, et qu'à supposer que l'intéressé lui-même consente à une nouvelle répartition des pouvoirs [?] de la convention de 1923, le problème est si épineux qu'il faudra faire preuve de beaucoup de doigté si l'on veut éviter des incidents. [?]