Le Petit Matin
- 急進党の情勢
- 海軍飛行士ら、26,000キロの長距離飛行へ昨日ベールを出発
- モスクワで対立はますます激化
この日のル・プティ・マタンの一面は、主な記事を三本載せた。レイモン・コラは署名入りコラムで、ボルドー大会を前にした急進党の状況を論じた。コラは社会党との提携と不安定な内閣の連続が党を大臣ごとの派閥に分けたと指摘し、エリオ、カイヨー、サロー、マルヴィを党の主導権を争う人物として評した。紙面はマルセイユ発で、ギルボー海軍大尉が率いる海軍の水上機2機が、アフリカの河川と湖を伝ってマダガスカルのマジュンガへ向かう26,000キロの飛行に出発したと伝えた。紙面はさらにレヴァルとベルリン発の電報で、ソ連指導部がトロツキー、ジノヴィエフ、ピャタコフの処分に動き、反対派に対する非常措置のうわさが流れていると報じた。
翻訳
急進党の情勢
[?] [?] [?] 急進党の情勢
パリ、10月13日――(本紙議会担当記者)ボルドー大会での討議が始まる前に、この党がどのような状況に置かれ、統一に至るためにどのような困難を乗り越えねばならないかを読者に改めて示しておくのも、無駄ではあるまい。あえて統一と言う。有力な党の命運がかかっているときに、妥協などは問題になりえないからである。5月11日の選挙の条件、社会党への譲歩、そしてこの同盟者たちの要求が、少しずつ党を分裂させていた。この党は手段の多様さから成功の一部を得ていたが、その命脈を何より支えていたのは、中道と右派の諸党の主張に対する、欠かせない非妥協の姿勢であった。安定を欠く内閣がかつてないほど次々と交代したことで、大臣の座への野心が膨らんだ。党は派閥に分かれ、各大臣は代議士のなかに自分の取り巻きを持ち、その取り巻きの目的はただ一つ、「親分」をできるだけ長く権力の座にとどめておくこと、あるいは不運にも親分が失脚したならば再び返り咲かせることだけになった。この奇妙な心理のおかげで、およそ考えられないような連携がいくつも生まれ、最近の出来事は、とりわけ急進党の兵たちとその将来に打撃を与えずにはおかない真の惨事を引き起こした。エリオ氏は、数人の友人から[?]指導のもとで諸派結集内閣を組織する試みを求められ、その内閣はそれらに対抗して作られることになるだろう。状況はかくのごとくである。一方には、カイヨー氏を倒し、ポワンカレ氏との協力を受け入れたエリオ氏がいる。そのポワンカレ氏は前任者の手段と計画をそのまま引き継いだにすぎない。エリオ氏に相対するのは、彼に倒された人物であり、この人物は大会で釈明することにこだわるだろう。次に、時機を待つ人サロー氏がいる。共和国の「相談医」であり、常に助言し、ときに称賛し、決して行動しない人物である。ポワンカレ氏は、この急進党の指導者を手中に収めるため、彼を前面に押し出そうとするだろう。モーリス・サローは臆病で気弱な者たちの候補であり、団結を実現するだろうが、それは内閣を中心とした団結になるだろう。そして最後にマルヴィ氏がいる。彼は常に自らの考えを曲げず、決して党を裏切らず、財務委員会の委員長として優れた政治感覚と巧みな節度を示した。マルヴィ氏は活動家たちの候補であり、急進主義を内閣と議会の拘束から解き放ちたいと望む者たちの票は彼に集まるだろう。
これらすべてが議論なしに進むことはあるまい。エリオ氏は自らの態度を正当化しようとし、カイヨー氏はそれを明確にしたいと望んでいる。この対決から[?] [?]
レイモン・コラ
海軍飛行士ら、26,000キロの長距離飛行へ昨日ベールを出発
空路でフランスからマジュンガへ
海軍飛行士ら、26,000キロの長距離飛行へ昨日ベールを出発
マルセイユ、10月13日――海軍の水上機2機が、けさ5時10分にベール基地を飛び立ち、マルセイユ―マジュンガ(マダガスカル)間の飛行に出発した。1機はベルナール海軍大尉が操縦し、ガラ二等兵曹を同乗させている。もう1機には、飛行隊長である飛行士ギルボー海軍大尉と、ブコー上等兵曹が搭乗している。飛行経路は当然ながら自然の水路、すなわち西アフリカと中央アフリカの大河や川をたどる。セネガルに達するまでに、一行はタンジール、カサブランカ、モガドール、リオ・デ・オロ、ポール・エティエンヌ、モーリタニアを経由する。一行はセネガル川、ニジェール川、ベヌエ川、シャリ川、上ウバンギ川、コンゴ川の流れに沿ってアフリカを横断し、続いてタンガニーカ湖とニアサ湖の上を通過する。モザンビークに着いたのち、一行はインド洋の海峡を越え、旅の終点であるマジュンガに着水する。季節があまり進んでいなければ、2機の搭乗員はアフリカの湖の連なりを利用してナイル川の流域を下り、エジプト、トリポリタニア、チュニジアを経て地中海を回り、サン・ラファエルに帰着する。この26,000キロの旅はおよそ3か月を要する見込みである。
モスクワで対立はますます激化
[?] [?] [?] モスクワでますます
「土壇場」の措置
レヴァル、10月13日――モスクワからの報によれば、政治局は、トロツキー、ジノヴィエフ、ピャタコフが犯した共産党規律への重大な違反、ならびに党内に分派を生み、ソ連の国外での信用を失墜させているその他の行為や策動に対する制裁の適用を、次回の中央委員会総会と共産党大会の判断に委ねることを決めた。
* *
ベルリン、10月13日――今夕ベルリンに届いたモスクワ発の電報によれば、トロツキーが合同反対派の指導者に選ばれた。新たな革命が懸念されている。政権党の指導者スターリンは、チェカーの長ヤゴダに独裁的な権限を与え、反対派と戦う任務を課したという。トロツキー、ジノヴィエフその他の反対派指導者は規律評議会に召喚されたが、出頭を拒んだと伝えられる。ソヴィエト革命軍事評議会は陸軍の将校が反対派の集会に参加することを禁じ、政府の命令を執行させるため各連隊に特別政治委員を任命した。他方、スターリン派は国外宣伝のための予算を廃止すべきだと考えている。
解説
急進党が分裂状態でボルドー大会を迎えた理由
レイモン・コラは、ボルドー大会を急進党が結束を回復できるかどうかを決める場として論じた。コラによれば、5月11日の選挙の条件、社会党への譲歩、不安定な内閣の連続が、急進党を個々の大臣を囲む派閥に分けてしまった。コラは、エリオがカイヨーを政権から退けたうえでポワンカレの内閣に加わったことを、最近の混乱の到達点として描いた。コラは党の主導権を争う人物として、エリオ、カイヨー、ポワンカレが前面に押し出すとみた慎重派のモーリス・サロー、活動家層の候補とみたマルヴィを挙げた。これらの人物評はコラ自身の党派的な判断であり、中立的な記述とは異なる。コラが嘆いた派閥化は、急進党の成り立ちと結びついている。急進党は個人の地盤、非公式の選挙クラブ、フリーメーソンのロッジなどが寄り集まって結成された党であり、党が所属議員に厳しい規律を課したのは1914年になってからである。急進党は同じ1926年に実際に分裂し、右派が党を離れてユニオニスト急進派、別名ナショナル急進派を結成した。
ベール発マジュンガ行き水上機飛行のその後
海軍の水上機飛行はマダガスカルに到達したが、本紙が伝えた計画どおりには進まなかった。本紙は出発を10月13日朝と伝えたが、後年の記録は1926年10月12日にベール湖から出発したとしている。後年の記録によれば、ギルボーは長距離仕様のCAMS 37GRを操縦し、リオレ・エ・オリヴィエLeO H-194と組んで飛び立った。マダガスカルの新聞レクスプレス・ド・マダガスカルは2018年の回顧記事で、この飛行は海軍大臣ジョルジュ・レイグの求めで実施されたと書いた。同じ記事によれば、2機のうち1機は11月1日に英領ナイジェリアで故障し、ベルナールが単独で飛行を続けた。ベルナールの機は11月20日にモザンビークに着き、21日にマジュンガに到着した。ベルナールの水上機は帰路にナイル川をさかのぼり、カイロ、ビゼルト、ベールを経て1927年1月14日にパリに着いた。ギルボーの機は別の経過をたどり、ギルボーは1927年1月3日のエンジン故障でマダガスカル行きを断念し、1927年3月9日にマルセイユへ戻った。後年の二つの記録はギルボーが脱落した時期について一致していないが、どちらの記録も、2機で26,000キロを約3か月かけて回るという本紙の記事が計画を伝えたものだったことを示している。ギルボー自身は1928年6月、ロアール・アムンセンを乗せたラタム47飛行艇を操縦してスピッツベルゲンへ向かう途中、バレンツ海で消息を絶った。
1926年10月の制裁から反対派の除名まで
この2本の電報は、スターリン派の多数と合同反対派との闘争の早い段階を伝えている。合同反対派は、トロツキーが率いる左翼反対派とジノヴィエフが率いる新反対派が1926年に合流して生まれた組織である。トロツキー、ジノヴィエフと他の82人は、1926年5月にスターリンの指導を非難する宣言に署名した。レヴァル発の電報が伝えた制裁の動きに続いて、スターリンの支持者たちは1926年10月の票決でトロツキーを政治局から外した。ベルリン経由の電報が伝えた新たな革命への懸念とヤゴダへの独裁的権限の付与は、又聞きでパリに届いた情報である。記録に残る実際の経過では、党の機関が段階を追って反対派を排除した。1927年12月の第15回党大会は反対派の見解を共産党員の資格と両立しないと宣言し、反対派を除名した。トロツキーは1928年にアルマアタへ追放され、1929年にはソ連から国外へ追放された。
原文
La Situation du Parti Radical
[?] [?] [?] La Situation du Parti Radical PARIS, 13 octobre. - (De notre rédacteur parlementaire): Avant que ne commencent les débats au Congrès de Bordeaux peut-être n'estil pas inutile de rappeler à nos lecteurs dans quelle situation se trouve ce parti et les difficultés qu'il devra surmonter pour arriver à l'unité. Je dis bien à l'unité, car il ne peut être question de conciliation quand s'agite le destin d'un puissant parti. Les conditions des élections du 11 mai, les concessions faites aux socialistes, les exigences de ces alliés, avaient peu à peu divisé un parti qui puisait une partie de son succès dans la diversité de ses moyens, mais dont la vie était assurée surtout par une intransigeance nécessaire en face des prétentions des partis du centre et de droite. La succession inaccoutumée de ministères sans stabilité favorisa le développement des ambitions ministérielles; le parti divisa en coteries; chaque ministre eut, parmi les députés, sa clientèle, et cette clientèle n'avait plus qu'un but: maintenir le plus longtemps possible le «patron» au pouvoir ou l'y ramener si le malheur voulait qu'il en fut tombé. Les combinaisons les plus extraordinaires virent le jour, grâce à cet état d'esprit singulier, les derniers événements provoquèrent un véritable désastre qui devait particulièrement atteindre les troupes du parti radical et son avenir M. Herriot, sollicité par quelques amis pas l'expérience de constituer sous [?] direction un ministère de concentration celui-ci se ferait contre elles. Telle est donc la situation; d'un côté M. Herriot qui a renversé M. Caillaux et qui a accepté de collaborer avec M. Poincaré, lequel n'a fait que reprendre les moyens et le plan de son prédécesseur. Face à M. Herriot celui qu'il a renversé et qui tiendra à s'expliquer devant le congrès. Puis le temporisateur, M. Sarraut, le «médecin consultant» de la République, qui conseille toujours, qui loue quelquefois et qui n'agit jamais, et que M. Poincaré va essayer de mettre en avant afin de tenir dans ses mains ce chef du parti radical: Maurice Sarraut, candidat des craintifs et des timorés, qui ferait l'union mais qui la ferait autour du ministère. Et enfin M. Malvy, qui fut toujours ferme dans ses idées, qui ne trahit jamais son parti et qui a fait preuve d'un grand sens politique et d'une habile modération comme président de la Commission des Finances. M. Malvy est le candidat des militants; c'est sur lui que se porteront les voix de ceux qui veulent affranchir le radicalisme des contraintes ministérielles et parlementaires. Tout cela ne se passera pas sans débats. M. Herriot voudra justifier son attitude M. Caillaux est désireux de la définir. De cette rencontre [?] [?]
Nos aviateurs maritimes ont quitté hier Berre pour leur raid de 26.000 km.
FRANCE-MAJUNGA PAR LES AIRS Nos aviateurs maritimes ont quitté hier Berre pour leur raid de 26. 000 km. MARSEILLE, 13 octobre. - Deux hydravions de la marine, l'un piloté par le lieutenant de vaisseau Bernard, emmenant avec lui le second-maître Gara, l'autre ayant à bord le lieutenant de vaisseau aviateur Guilbaud, chef de mission, et le maître principal Boucault, ont quitté ce matin à 5 h. 10 la station de Berre pour entreprendre le voyage Marseille-Majunga (Madagascar). L'itinéraire emprunté naturellement les voies naturelles d'eau: grands fleuves et rivières, de l'Afrique Occidentale et de l'Afrique Centrale. Pour atteindre le Sénégal ils passeront par Tanger, Casablanca, Mogador, Rio de Oro, Pont-Etienne et la Mauritanie. Ils traverseront l'Afrique en suivant les cours du Sénégal, du Niger, du Bénoué Chari, du Haut-Oubangui et du Congo, puis ils passeront par les lacs Tanganyika et Nyassa. Arrivés au Mozambique ils franchiront le bras de l'Océan Indien pour amerrir à Majunga, point terminus de leur randonnée. Si la saison n'est pas trop avancée les deux équipages rallieront Saint-Raphaël en utilisant le chapelet des lacs Africains descendant la vallée du Nil et en contournant la Méditerranée par l'Egypte, la Tripolitaine et la Tunisie. Ce voyage de 26. 000 kilomètres, durera environ trois mois.
Le torchon brûle de plus en plus à Moscou
[?] [?] [?] de plus en plus à Moscou Mesures " in extremis " REVAL, 13 octobre. - On mande de Moscou que le bureau politique a décidé de soumettre au jugement de la prochaine assemblée plénière du comité central et du Congrès du parti communiste les fins d'application de sanctions aux infractions graves à la discipline communiste commises par Trotski, Zinovieff, Piatakoff, ainsi que d'autres faits et agissements, provoquant la dissidence au sein du parti, et causant le discrédit de l'U. R. S. S. à l'étranger. * * BERLIN, 13 octobre. - Selon une dépêche de Moscou parvenue ce soir à Berlin Trotski a été choisi comme chef de l'opposition unifiée. L'on craint une nouvelle révolution. Staline, chef du parti au pouvoir, aurait confié à Jagoda, chef de la Tchéka, des pouvoirs dictatoriaux avec mission de lutter contre l'opposition. On déclare que Trotski, Zinovieff et les autres chefs de l'opposition ont été convoqués devant le Conseil de discipline, mais ont refusé de s'y présenter. Le Conseil Soviétique révolutionnaire de guerre a interdit aux officiers de l'armée de prendre part aux réunions de l'opposition; il a désigné dans chaque régiment un commissaire politique extraordinaire pour faire exécuter les ordres du Gouvernement. D'autre part le parti Staline estime qu'il y a lieu de supprimer les crédits pour la propagande à l'étranger.