Le Petit Matin
- ジュネーヴのブリアン・シュトレーゼマン会談、その「秘密」はほどほどに……
- ロンドンに戻ったボールドウィン、直ちに石炭問題に着手
- フォンク、大西洋横断飛行の延期を決定
選んだ記事は三つの未決の過程を描いた。包括的な仏独交渉、全国・地区の扱いが争われる英国石炭争議の解決、燃料漏れと天候で遅れる大西洋飛行だった。各電報は判明事項と決定事項の限界を示した。本版は異なる提案や出発見通しを保持し、後の結末は補わない。
翻訳
ジュネーヴのブリアン・シュトレーゼマン会談、その「秘密」はほどほどに……
会談の主な議題について、ドイツ側では、シュトレーゼマン氏は何よりラインラントからの段階的な撤兵を話し合うつもりだといわれている。
同氏が昨夜ドイツの報道陣に語った言葉から、現在両政治家が行っている会談の大筋がうかがえる。ライン地方の占領について同氏は、占領軍を数千人減らす交渉なら、容易に成果を挙げられたし、今でも挙げられるかもしれない、と述べたという。
しかしシュトレーゼマン氏は、フランス外相と独仏関係全体について幅広く話し合う方を選んでいる。
今後も続ける必要のあるこの協議によって、両国の利益となる、できる限り大きな成果を得たい考えだ。
ロンドンに戻ったボールドウィン、直ちに石炭問題に着手
ロンドン、9月17日。ボールドウィン氏はエクスレバンから戻ると、ただちに石炭問題に取り掛かった。今朝はこの厄介な問題の解決を担う閣僚委員会を主宰し、蔵相、労相、鉱山相と協議した。
政府は決定的な一歩を踏み出すものとみられる。とりわけ、経営者団体の断固とした拒否を受け、政府委員会の委員たちは、炭鉱主と閣僚側の代表が会談しても、何の成果も望めないと考えている。
その場合、政府は鉱員側に、まず地区別の協定を交渉する用意があるかを尋ね、成立した協定にどのような全国的な効力を持たせるかは、後から決めることになるだろう。
ただし鉱員がこの話に耳を貸す必要があり、それは大いに疑わしい。指導者たちは、ボールドウィン氏が何らかの全国協定を直ちに実現しなければ、政治危機を引き起こし、炭鉱主にその責任を負わせると警告している。また、就業再開が情勢の大きな改善を示すと考えるのも誤りだ。
毎日数字が並べられてはいるが、現在の産出量は平時のわずか5%であり、最も重要な炭鉱地区では仕事は再開されていない。
政府が不測の事態に備え、外国炭を蓄えているのは確かだ。しかし、その石炭は産業界の用途に適さず、必要を満たしていない。
遅くとも6週間以内に解決しなければ、英国では再び鉄道や路面電車の運行が制限され、生活費がさらに上がり、失業者も増えることになる。
フォンク、大西洋横断飛行の延期を決定
ニューヨーク、9月17日。バミューダ諸島の上空にはなお嵐が残っていたが、飛行家フォンクはニューヨーク・パリ間飛行を決行し、今朝ルーズベルト飛行場を出発することにしていた。飛行場には夜のうちに2万5000人を超える人々が集まっていた。
しかし、不運な支障が、この名高い操縦士に再度の延期を強いることになった。
午前6時、整備士たちが飛行準備とエンジンの試運転に取り掛かろうとした時、燃料タンクの一つから、毎時15リットルものガソリンが漏れているのを発見した。
フォンクは出発を後日に、おそらく日曜午前へ延期すると決めた。
本人の考えは
ニューヨーク、9月17日。昨夜、飛行場で取材を受けたフォンク大尉は、予定航路で激しい嵐が起きているため、おそらく月曜までは出発できないと述べた。
天候が回復すれば、土曜の遅い時間に出発できるかもしれない。
解説
占領軍の削減だけを目標にしない理由
ドイツにとって外国軍の人数が減ることは、目に見えるが限定的な成果だった。記事はシュトレーゼマンを、ラインラントの将来をフランスとの関係全体の中で話し合おうとする人物として描く。この選択は交渉の単位を変える。部隊の削減を一つずつ取引するのでなく、領土に関する不満を両国の政治的な利害に結び付け、より大きな解決を探るのである。
炭鉱争議で全国協定が争点になる理由
5月に広い産業のゼネストが終わった後も、鉱員の争議は続いた。9月には、どの単位で解決するか自体が重要な対立点になっていた。地区別協定なら地域ごとに交渉し、全国協定なら産業全体を共通の枠に置く。指導者が一部の就業再開を解決と見なさないのは、点々と産出が戻っても主要地区は動かず、地域ごとの条件を受け入れれば共通協定を求める力が弱まるためである。
飛行場の準備だけでは出発できない
フォンクの延期には、燃料を確実に運ぶ機体と、離陸だけでなく海を渡れる天候という二つの条件が重なっている。ルーズベルト飛行場の群衆には地上の準備は見えても、大西洋上の状況は見えない。電報ごとに出発の候補時刻が変わるのは、このためでもある。飛行場で準備が整うことと、航路全体で飛べる時間帯が来ることは別の問題であり、どちらも挑戦を延期させうる。
原文
L'entretien à Genève Briand-Stresemann est entouré d'un mystère plutôt relatif...
Quant à l'objet principal de la conversa
tion, on dit du côté allemand que M. Stre-
semann compte surtout parler de 1 évacua-
lion progressive de la Rhénanie,
Certains propos tenus hier soir par M.
Stresemann devant la presse allemande don
nent une idée générale de la conversation
qui a lieu en ce moment-ci entre les deux
hommes d’Etat ; en effet M. Stresemann,
parlant de l'occupai ion des pays rhénans,
aurait déclaré qu’il aurait pu, et pourrait en
core, emporter peut-être de faciles succès
en marchandant les avantages de réduction
de quelques milliers d’hommes de troupes
d’occupation.
Mais M. Stresemann préfère engager avec
le ministre français des Affaires étrangères
une conversation générale, portant sur l’en-
semble des rapports franco-allemands.
Il escompte tirer de cette conversa l’on,
qui devra d’ailleurs se poursuivre ultérieu-
rement, des résultats les plus grands dans
l'intérêt des deux pays.
N. Baldwin, rentré à Londres s’occupe aussitôt de la sit uation cha rbonnière
LONDRES. 17 septembre. — Dès sa ren
trée d’Aix-les-Bains, M. Baldwin s'est •-
cupé de la situation charbonnière. Il a pré
sidé ce matin une Commission de Gabinet
chargée de liquider cette troublante ques
tion et il a conféré avec le chancelier de
l’Echiquier, le ministre du Travail et le mi
nistre des Mines.
On croit que le Gouvernement se décide
ra à faire un pas décisif d’autant plus que
les membres du Comité gouvernemental, en
présence du refus catégorique des associa-
tiens patronales, ne croien! pas que la con
férence entre les patrons ci les représen
tants du Cabinel puisse mener à un résultat
quelconque.
Dans Ce cas. le Gouvernement s’adresse-
rail aux mineurs pour savoir s’ils sont prêts
à négocier un accord de districts comme me-
sure préliminaire, quitte à décider plus tard
de quelle forme d’autorité nationale ou do
tera les accords intervenus.
Encore faut-il que les mineurs veuillent
bien entendre de cette oreille, ce qui est
fort douteux. Leurs leaders en effet men-
cent de provoquer une crise politique et
d’en rejeter le blâme sur les propriétaires,
à moins que M. Baldwin n’impose sans re
tard un accord national quelconque. On au
rait d’ailleurs tort de croire que le retour
au travail indique une amélioraion sensible
de la situation.
Le rendement actuel, malgré l'alignement
journalier des chiffres, n’est que le 5 pour
100 de la production normale et les districts
miniers les plus importants n'accusent au
cune reprise du travail.
Le Gouvernement, il est vrai, accumule
des stocks de charbon étranger pour faire
face à toute éventualité, mais le charbon ne
convient pas aux industriels et ne répond
pas à leurs besoins.
Si dans six semaines au plus tard la situa
tion n’est pas réglée, la Grande-Bretagne
connaîtra à nouveau une restriction de trans
ports par chemin de fer et de tramways,
une nouvelle augmentation du coût de la vie
et un accroissement du nombre des chô
meurs. <
Fonck décide d’ajourner son voyage au-dessu s de l'A tlantique
NEW-YORK, 17 septempre. — Malgré
l'orage qui persistait encore au-dessus des
îles Bermudes, l’aviateur Fonck avait déci
dé d’entreprendre le raid aérien New-York-
Paris et quitter dès ce malin les « Roosevelt
Field » où plus de 25.000 personnes s‘é-
(aient assemblées durant la nuit.
Mais un fâcheux contre-temps devait im
poser au glorieux pilote un nouvel ajour
nement.
A 6 heures du malin. au moment où le
groupe de mécaniciens se disposait à met
tre l’appareil en état pour prendre son vol
et essayer le moteur, on s’aperçut qu’eue
fuite, ne débitant pas moins de 15 litres à
l'heure, s’était déclarée dans l’un des réser-
voirs d’essence.
Fonck décida remettre son départ à une
date ultérieure, probablement à dimanche
matin.
CE QU’ « IL » EN PENSE
NEW-YORK, 17 septembre. Intervie- j
wé hier soir à l’aérodrome. le capitaine avia
teur Fonck a déclaré qu'il pourrait proba
blement. pas partir avant hindi, des orages
sérieux sévissant sur la toute qu’il se pro
pose de suivre.
Si les conditions atmosphériques s’amé-
liorent, il lui sera peut-être possible de par-i
tir samedi à la fin du jour.