L’Écho d’Alger
- アルジェリアのために
- リヨン市議会で
- 仏独関係
『レコー・ダルジェ』は、財政代表団と匿名の医学関係者の異論を挙げ、ヴィオレット総督の産婦・乳児援助計画を批判し、十分な事前検討を求めた。リヨン発の記事は、金融不安のなかで政府に加わったエリオが、社会党市議の批判に対して行った弁明を伝えた。新聞論評欄には、平和をめぐるフランス指導者の一致を強調する立場と、戦争の起源についてのポワンカレの自己弁護を国家の外交から切り離すよう求める立場という、対独和解への二つの考え方が並んだ。
翻訳
アルジェリアのために
アル…のために
十分に検討し、練り上げていれば立派な事業になり得たものが、総督の思慮に欠けた衝動性と宣伝欲によって完全に台無しにされた。ヴィオレット氏の産婦と乳児に関する計画は、そのようなものに見える。この向こう見ずで考えの曖昧な天才による大半の創案と同じく、「何百万も浪費しながら愚かなことをする術」とでも題せよう。
財政代表団は、議会に席を持つ医師たちの助言も受け、自分たちが承認し、資金を出すよう求められているのは狂気の沙汰だと、初めは直感し、やがて確信するに至った。代表団は抵抗したが、その後ヴィオレット氏はあらゆる反対を押し切って命令を発した。そして、
神はその道を進み続け、
光の奔流を注いだ、
自らを冒瀆する無名の者たちに。
その冒瀆者の何人かが、私たちを訪ねてきた。彼らは無名どころではない。最も優れた医師や科学界の人物に数えられる人々でさえある。
彼らはこう語った。「ヴィオレット氏が設けようとしている制度は、構想の貧しさに身震いするほどで、実際の運営体制は狂気すれすれです。医師の側から口を出すのは難しい。多かれ少なかれこの件の利害関係者でもありますし、狂気の症例については、普段から資格を持つ専門医に任せているからです。しかし、あなた方は第四の権力であり、その立場上、公共の利益を守る存在です。発言することが義務なのです。」
では、語ろう。まず、この一件と、その渦中にいる紳士の心理についてである。アルジェリアの衛生と社会的扶助は、ようやく緒についたばかりだ。ここはまだ新しい土地である。フランス本国の社会立法は、まだここには適用されていない。多数の先住民と、相当数の外国系住民がいることから生じる困難のため、適用は容易ではあるまい。
そもそも法律は、その土地の習俗や慣習に適合して初めて、効果を持ち、尊重され、長続きする。この場合、専門家、行政官、そしてこの土地の代表者による、事前の徹底した調査が不可欠だった。[?]
リヨン市議会で
[?] リヨン、9月28日。社会党の市議たちへの答弁で、エリオ市長は次のように述べた。私は、前の代議院の政治的な組み合わせを再現する右派内閣への入閣を承諾したことはありませんし、どのような事情があっても承諾しなかったでしょう。私は民主主義の陣営で力の限り闘いました。二度、自分の財政上の主張を通そうと試み、二度とも敗れました。私を罵倒する共産党は、右派と票を合わせて私を倒したのです。私が置かれた悲劇的な状況を、どうして理解していただけないのでしょうか。一刻一刻と迫る破局を前に、主義主張ではどうにもならない局面に、私たちは立たされていたのです。あらゆる階層の人々を貯蓄銀行の戸口へと駆り立てたあの恐慌を、ご覧にならなかったのですか。ポンドの値上がりに、お気づきにならなかったのですか。もし私が決断を欠き、政府の成立を妨げ、嘆かわしい混乱が生じ、破産に至っていたなら、急進派であれ社会主義派であれ、共和派はその後長年にわたって立ち直れなくなっていたとはお感じになりませんか。私が破局から救いたかったのは、共和派なのです。投機家たちはその不幸につけ込んで利益を得たでしょう。一方、民衆は、ほかの国々と同じように、ひどく苦しんだことでしょう。私はそれを望みませんでした。そして申し上げておきますが、私は祖国を何よりも上に置いているのです。[?]
仏独関係
[?] 『L’Œuvre』紙から(ギュスターヴ・テリー)
仏独間の方針では誰もが一致している
戦争勃発の責任をめぐる論議について、ブリアン氏とポワンカレ氏の考えには埋めがたい対立があるかのように装っていた人々も、これで安心した。我が首相の言葉は「[?]」ではなく、人間味のあるものだ。[?] 平和を望み、それをより確かで長続きするものにするために傷痍軍人たちが自らを犠牲にして与えたすべてに感謝する、善良な人の言葉なのである。
あなた方は、値のつけられないほど貴重な財産を生み出した。あなた方が願うのはヨーロッパの平穏だけであり、求めるのは、言うまでもなく国境の安定だけである。そしてドイツがこれから仕事の一端を担おうとしている国際連盟にも、それ以外の方針はない。
これで皆の意見が一致した。あとは、その一致を保つだけだ。
『ル・コティディアン』紙から(ピエール・ベルトラン)
戦争の起源という問題は、ポワンカレ氏にとって個人的な問題である
ポワンカレ氏を動かした感情は、私たちにもよく分かる。戦争の起源という問題は、氏にとってほとんど個人的な問題なのだ。したがって、氏が自己弁護することを、ここでとがめるわけにはいかない。ただし、首相として国を代表して語る場であってはならない。自身を弁護するには回想録がある。それは大いに興味深く、すでに数々の不明な点を明らかにしてきた。とはいえ、ほかの点には依然として不明なところがあり、氏の記述におけるサゾノフ氏も無傷では済まない、と申し上げようか。この資料の公表にとどめておいていただきたい。フランスは、古い論争にいつまでもかかわることも、それを蒸し返すことも、両国民を隔ててきたものを何一つ残すことも望んでいない。フランスにはドイツに対して新しい政策を誠実に実行する意思がある。ただし、ドイツがこれを受け入れ、同じ善意で応えること、それだけが条件だ。融和と協力と友好の新しい政策を、誠実に実行する意思があるのである。
これは、死者を悼む悲しみを忘れるという意味ではない。しかし、過去に受けた仕打ちを忘れることは意味する。さらに、過去が消え去らねばならないのは、あまりにも長く敵同士だった二国の間だけではない。連盟規約に署名したすべての国の間で、そうならねばならないのだ。[?]
解説
母子扶助をめぐって結びついた医療計画と公費負担
この計画では、医療の実施体制と公費負担が一つの争点に結びついていた。2011年の歴史研究によれば、1926年3月1日の命令は1913年のストロース法を参考に、アルジェリアで母親と乳児への扶助を制度化した。地方行政と中央行政が財源を分担し、中央行政は経費の5分の4を負担した。この仕組みを踏まえると、社説が承認と財源の両方を重視した理由が分かる。社説は、準備不足の制度を承認して資金を出すよう求められ、財政代表団が抵抗したと描いている。記事に引用された医師たちは、構想と実施体制を批判する一方、自分たちも職業上の利害関係者であるため直接介入しにくいと説明する。新聞に発言を求めることで、医療上の異論を公金の使い方の問題に結びつけたのである。専門家、行政官、地域の代表者による事前検討を求める社説の主張は、これらの懸念をまとめたものだった。
挙国一致内閣への参加が揺さぶったエリオのリヨンでの立場
国家のために必要だったというエリオの訴えは、政治的な連携をめぐる対立への回答だった。フランス上院の歴史人物紹介によれば、エリオの内閣は1926年7月21日に議会の多数を得られず、その後、彼はポワンカレの挙国一致内閣で公教育・美術相の職を受け入れた。ローヌ県の社会党連盟を扱ったジョジアーヌ・モノの1970年の研究は、1926年からのリヨン市政の緊張を、左派連合の分裂が地方に波及したものと位置づけている。この経緯から、ポワンカレ政権に加わった市長を社会党市議たちが問いただした理由が分かる。エリオは、その選択を共和派そのものを守るための決断として説明し直した。財政破綻は投機家を富ませ、一般民衆を苦しめ、共和派左翼の信用を長年にわたって失わせる、と主張したのである。祖国を何よりも上に置くという結びの宣言は、国家の危機を自身の政治的選択の根拠に据えるものだった。
戦争をめぐる対立のなかで共通の土台となったロカルノ
外交上の合意は、新聞が和解を論じるための具体的な土台となった。米国議会図書館の解説によれば、ロカルノの枠組みではドイツ西部国境の保障が、理事会議席を伴う同国の国際連盟加盟と結びつけられた。ドイツは1926年9月8日に正式加盟し、常任理事国となった。ただし、二つの抜粋は戦争の重荷を異なる方法で扱っている。ギュスターヴ・テリー名義の文章は、国境の安定、平和、傷痍軍人の犠牲を、ブリアンとポワンカレが共有する方針としてまとめる。一方、ピエール・ベルトランは、ポワンカレ個人の自己弁護と首相の責務を分け、前者は回想録で行うべきだとする。死者を悼む悲しみを記憶することと、過去に受けた仕打ちを忘れることを区別し、追悼と協力を両立させようとしたのである。紙面には、現在の目標への合意を強調する方法と、過去をめぐる争いに外交を左右させない方法という、関係改善を支える二つの論理が示されている。
原文
POUR L'ALGÉRIE
POUR L'AL Une œuvre qui pouvait être admirable, si elle était étudiée et mise au point, une œuvre absolument sabotée par l'impulsivité brouillonne et l'appétit de réclame d'un Gouverneur, tel apparaît le projet de M. Viollette concernant les femmes en couches et les nourrissons. Ça pourrait s'intituler, comme la plupart des créations de ce génie fougueux et fumeux: «L'art de faire des bêtises en gaspillant des millions». Les Délégations, éclairées d'ailleurs par certains médecins qui siègent aux Assemblées, ont eu l'intuition, puis la certitude qu'on leur demandait de ratifier et de financer une folie. Elles ont résisté, mais depuis lors M. Viollette prenait son arrêté envers et contre tout, et, Le Dieu poursuivant sa carrière Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs. Quelques-uns de ces blasphémateurs sont venus nous trouver; ils sont loin d'être obscurs: ils comptent même parmi les médecins ou les personnalités scientifiques les plus remarquables. Ils nous ont dit: «M. «Viollette met sur pied une institu - «tion dont l'indigence de conception «est à faire frémir et dont l'organi - «sation pratique avoisine la démen - «ce. Il est difficile au corps médical «d'intervenir, parce qu'il est plus «ou moins partie dans l'affaire et «parce qu'il s'en remet d'habitude, «pour les cas de folie, à ses spécia - «listes qualifiés. Mais vous êtes le «quatrième pouvoir, vous défendez «l'intérêt public par définition; vo - «tre devoir est de parler.» Parlons. Et d'abord la psychologie de l'histoire et du monsieur dans cette histoire. L'hygiène et l'assistance en Algérie sont à peine ébauchées. Nous sommes pays neuf. Les lois sociales métropolitaines n'ont pas encore être appliquées ici. Elles ne le seront pas aisément, en raison de difficultés résultant d'une population indigène nombreuse, d'une importante population d'origine étrangère. Les lois, en effet, ne sont efficaces, respectées, durables, que si elles sont adaptées aux mœurs et coutumes des pays. En l'espèce, une étude préalable approfondie par des techniciens, des administrateurs, des représentants du pays, était indispensable. [?]
Au Conseil Municipal de Lyon
[?] Lyon, 28 septembre. - Répondant aux conseillers municipaux socialistes, M. Herriot, maire a déclaré: Je n'ai jamais accepté, je n'aurais jamais accepté d'entrer dans un ministère de droite reproduisant les combinaisons politiques de l'ancienne chambre; j'ai lutté dans la démocratie jusqu'à l'extrême limite de mes forces; deux fois j'ai essayé de faire prévaloir mes doctrines financières; deux fois j'ai été battu. Le parti communiste qui m'injurie a joint ses voix à celles de la droite pour me renverser. Comment ne comprenez-vous pas la situation tragique dans laquelle je me suis trouvé; nous étions à un moment où les doctrines étaient sans force contre la catastrophe qui d'heure en heure approchait; la panique qui jetait les gens de toutes conditions aux portes des caisses d'épargne ne l'avez-vous pas vue?; la hausse de la livre ne l'avez-vous pas observée? Si j'avais manqué de décision, si j'avais empêché la constitution d'un gouvernement, s'il s'était institué un lamentable désordre, si la faillite s'était produite, ne sentez-vous pas que pour de longues années, le parti républicain radical ou socialiste était perdu? C'est le parti républicain que j'ai voulu sauver de la catastrophe; les spéculateurs auraient profité de ce malheur; le pcuple. lui,, comme dans d'autres pays -, eût terriblement souffert. Je ne l'ai pas voulu et puis j'ai l'honneur de vous informer que je place mon pays au-dessus de tout. [?]
Les relations franco-allemandes
[?] De l'ŒUVRE (Gustave Téry) Tout le monde est d'accord sur le programme franco-allemand Du coup sont rassurés ceux qui feignaient de voir une opposition irréductible entre la pensée de M. Briand et celle de M. Poincaré touchant les discussions sur l'origine des responsabilités de la guerre. La phrase de notre président du Conseil n'est pas «[?]», elle est humaine [?] elle est d'un brave homme qui veut la paix et qui remercie les mutilés de tout ce qu'ils ont donné d'eux-mêmes pour la faire plus solide et plus durable. Vous avez été les créateurs d'une richesse inappréciable; vous n'aspirez qu'à la tranquillité de l'Europe; vous ne demandez que la stabilité des frontières, évidemment, et la S. D. N. où l'Allemagne va prendre sa part de travail n'a pas d'autre programme. Voilà tout le monde d'accord; il ne reste plus qu'à le rester. Du QUOTIDIEN (Pierre Bertrand) La question des origines de la guerre est une question personnelle pour M. Poincaré Nous comprenons très bien le sentiment auquel M. Poincaré a obéi; la question des origines de la guerre est presque à ses yeux une question personnelle; on ne saurait donc trouver mauvais ici qu'il se défende, mais non pas toutefois dans les circonstances où le président du Conseil parle au nom du pays. Il a, pour se justifier, ses mémoires qui sont d'un haut intérêt et qui ont fait déjà la lumière sur maints points obscurs. Lui dirai-je que sur d'autres l'obscurité persiste et que M. Sazonof ne sort pas indemne de ce qu'il en raconte? Qu'il s'en tienne à la publication de ce dossier. La France, elle, ne veut ni s'attarder aux polémiques anciennes, ni les renouveler, ni rien retenir de ce qui a divisé les deux peuples; elle a la volonté loyale de pratiquer envers l'Allemagne - à l'unique condition que l'Allemagne s'y prête et lui réponde par une égale bonne volonté - elle a la volonté loyale de pratiquer une politique nouvelle, une politique d'apaisement, de collaboration, d'amitié. Cela n'implique pas l'oubli de ses deuils, mais cela implique l'oubli des offenses. Au surplus, ce n'est pas seulement entre deux nations trop longtemps ennemies qu'il faut que le passé s'efface: c'est entre toutes les nations signataires du pacte. [?]