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· ジュネーヴ(スイス) · フランス語

Journal de Genève

1926年9月29日付『ジュルナル・ド・ジュネーヴ』は、混乱を経た政治と国際協力の再建を論じた。ギリシャの論説は、新政権成立の背後にあった暴力に触れながら、パンガロス失脚後の立憲政治への復帰の約束を歓迎した。チューリヒからの記事は、戦争で途絶えた商業教育の国際協力を再開する動きを伝えた。パリ通信は、ドイツ国民と旧指導者を区別したポアンカレの姿勢を擁護し、1914年の戦争責任をめぐる対立が心の和解を妨げていると論じた。

翻訳

ギリシャ問題

問題―― [?]

ギリシャから届く知らせは重要である。政治の安定が実現したとまではいえないが、その見通しを抱かせるものだ。国民議会の特別委員会が起草した共和制憲法は、すでに公布された。一方、代議院選挙は10月24日に決まった。そして最後に、何よりも重要なことに、コンディリス将軍はギリシャ国民への声明で、選挙結果が公表され次第、政界から退くと伝えた。こうして大統領は、ある独裁を別の独裁に置き換えるつもりではなかったことを明確に示している。議会が自由に権限を行使することによって正式な政府が成立し、それを支える多数派を頼みにできるようになる。共和国大統領の選出については、憲法に従って特別の投票が行われ、代議院と、憲法第57条によって設置された定員150人の元老院がこれに参加する。

したがって、ギリシャは法に基づく統治へと戻りつつある。ようやく、その時が来た。パンガロス将軍の冒険は流血のうちに終わった。「共和国防衛隊」の諸大隊は、実際には彼個人の親衛隊であり、コンディリス政府と戦うために、まず王党派、次いで共産主義者の支持を得た。悲劇的な5時間にわたって彼らはアテネを支配し、新内閣の活動を妨げた。内閣は自らの地位を守るため軍事力を行使せざるを得なかったが、その地位も、そもそも実力による政変で手に入れたものだった。

反乱が失敗した今、ギリシャは再び立憲政治の道に戻っている。その回復こそ、コンディリス将軍の行動の根本にあったものだ。

これからは国民に発言の機会が与えられ、投票によってさまざまな政治的立場の意思が示されることになる。

王党派は最近盛んに活動しているが、勝利は共和派のものになると見られている。確かに、コンスタンティノス王の記憶は――

チューリヒでの商業教育国際会議

チューリヒでの商業教育国際会議

チューリヒ、9月27日。

前世紀末から戦前の数年間にかけて、機械化が目覚ましく進み、商取引が活発になったことは、若者の職業選択にも影響せずにはいなかった。それは当然、若者を実社会に送り出す準備を担う教員、教育機関に補助金を交付する当局、そして実業界の競争に身を置く工業・商業企業の経営者にとって、共通の関心事となった。その競争では、ますます洗練された仕事の方法と、職務に必要な能力をいっそう十分に備えた人材が求められるからである。各国では、初等、中等、さらには大学に至るまで、あらゆる段階で商業学校が次々と生まれた。しかし、こうした取り組みを国際的に調整する必要があることも、すぐに認識された。

こうして1901年、チューリヒに国際商業教育協会が設立された。ヨーロッパの多数の国がこれに加わり、とりわけ中欧の諸帝国と、この運動が特に発達していたスイスからの参加が多かった。経済活動の拡大に関する国際講習会が企画され、その第1回は1907年にローザンヌで開かれた。わが国の最高位の公職者、工業経営者、商業関係者、著名な教授たちの積極的な協力によって、この講習会は大きな成功を収めた。また、主要な首都では国際的な会議や大会も開かれたが、世界大戦が起こり、協会の活動は10年以上にわたって途絶えることになった。

大戦中に中立を保った国々のさまざまな人々の尽力により、再び手を結ぶ時が訪れようとしていた。この組織の再出発は、きわめて大きな関心をもって待ち望まれていた。そしてチューリヒが――

パリ通信

[?] ポアンカレ氏は二つの危険を避けなければならなかった。一つは自分の考えを十分明確に表さないこと、もう一つは、それを強調すれば、ブリアン氏が進めている交渉を妨げようとしているように見えることだった。氏はこの二つの落とし穴を巧みに避けた。1914年の侵略の責任を、すべてのドイツ人に区別なく負わせようとはしなかった。それはまったく理にかない、公正な態度である。しかし、1914年の帝国政府には戦争とベルギーの中立侵犯の責任がないという大胆不敵な主張は、断固として退けようとした。氏の言うとおり、フランスに対して宣戦布告がなされたこと、中立国を侵犯することによって戦争がフランスの国土に持ち込まれたこと、そして帝国参謀本部の命令によって戦争が容赦ない残虐さをもって遂行されたことは、どうしても忘れられない。だが、ポアンカレ氏は最後に、いわばドイツ人に手を差し伸べようとした。実際、その言葉そのものが使われている。「ああ、友よ」と氏は声を上げた。「もし今日のドイツが、昨日のドイツのある種のやり方を公然と退けるなら、皆さんが自らの傷痕から目をそらし」――首相は戦傷で身体に障害を負った人々を前に話していた――「自分を傷つけた者たちに手を差し伸べることは、どれほど容易になるでしょう!」

これ以上節度ある言い方は、ほとんど考えられない。だから当地では、ポアンカレ氏が「ドイツの名誉をまたも侮辱した」と非難する『ロカール・アンツァイガー』の主張を、何が正当化し得るのかと疑問が持たれている。演説者はまさしく、ドイツ国民と、それを誤った道へ導いた1914年の指導者たちを区別したからである。ところが、まさに懸念されるのは、ドイツ国民の名において語る人々が――シュトレーゼマン氏の場合がそうだったように――国民の立場を、ヴィルヘルム2世やその閣僚、参謀本部の立場と一緒にしようとすることである。新しいドイツの指導者たちは、何としても彼らに責任がないと主張することで、世界にこれほどの苦しみを与え、そのうえ自国まで深淵に突き落とした人々と連帯している。

これを悲しむのは、十分もっともなことだ。こうした精神状態では心の和解が難しくなり、それなしには純粋に物質的な取り決めの意義も、ただ――

解説

軍事的な政変から議会の権威へ

コンディリスの引退の約束が重要だったのは、パンガロスを倒すだけでは権力が議会に移らなかったからである。ヘレニック・ワールド財団の歴史記述では、財政運営の失敗、検閲、追放によって独裁政権が弱まり、コンディリスが一時的に権力を掌握したとされる。この背景のもとで論説は、選挙と議会多数派に支えられた政府の成立を、次の決定的な段階としている。その期待はコンディリスが表明した意思にかかっていた。記事自身、彼の内閣が実力によって地位を得たことを認めている。したがって引退の約束こそが、別の個人独裁の長期化ではなく、立憲政治の回復を見込む最大の根拠となっている。

商業教育の協力再開とスイスの諸機関

チューリヒでの取り組みは、スイスに起源を持つ国際組織を再始動させるものだった。デイヴィッド・マキーガンの2014年の歴史研究によれば、協会は1901年にチューリヒで発足し、1907年にローザンヌで最初の国際会議を開き、戦争による中断を経て1926年に活動を再開した。新聞は、ローザンヌで教育者、実業界の指導者、公職者が協力したことを挙げ、スイスの貢献をより具体的に描いている。また、大戦中に中立を保った国々の人々が再結集への道を開いたとしている。こうした結びつきは、商業活動の変化が教育の充実を求め、各国の教育上の取り組みには国際的な調整が必要だったという記事冒頭の議論につながる。協会は、その交流を再開するための既存の枠組みとなった。

外交交渉に影を落とした戦争責任論

直接の外交的背景には、ブリアンとシュトレーゼマンがトワリーで進めた予備交渉があった。その後の1926年10月11日付『タイム』は、戦争責任論の再燃を、シュトレーゼマンの発言に対するフランスの民族主義者の反応と結びつけて報じた。パリ通信の関心は、1914年についてのフランス側の主張を守りながら、ブリアンの交渉の余地をどう保つかにある。ポアンカレがドイツ国民と帝政期の支配者を区別したことは、その立場を維持しつつドイツ人に手を差し伸べる道を示した。通信員は、かつての支配者を擁護することが、物質的な合意に持続的な意義を与えるために必要な心の和解を妨げると懸念していた。

原文

Le problème grec

Le problè [?] Les nouvelles qui nous parviennent de Grèce sont importantes. Elles n'annoncent pas encore la stabilisation politique, mais elles permettent de la prévoir. La promulgation de la constitution républicaine, élaborée par une commission spéciale de l'Assemblée nationale, est chose faite. D'autre part, les élections pour la Chambre des députés ont été fixées au 24 octobre. Enfin - et surtout - un message du général Condylis a fait savoir au peuple grec que, sitôt le résultat des élections proclamé, il se retirerait de l'arène politique. Ainsi le président marque-t-il nettement qu'il n'a pas entendu substituer une dictature à une autre. Un gouvernement régulier, issu du libre exercice des droits du Parlement, sera constitué et pourra compter sur une majorité pour le soutenir. Quant à la présidence de la République, elle fera l'objet, conformément à la Constitution, d'un vote spécial auquel prendront part la Chambre et le Sénat de 150 membres institué par l'article 57 de la Constitution. La Grèce rentre donc dans la légalité. Il était temps. L'aventure du général Pangalos s'est terminée dans le sang. Les bataillons de la «garde républicaine», en réalité sa garde prétorienne, trouvèrent un appui chez les monarchistes, puis chez les communistes pour lutter contre le gouvernement Condylis. Durant cinq heures tragiques, ils maintinrent Athènes en leur pouvoir, entravant l'action du nouveau cabinet qui dut agir manu militari pour conserver une position qu'il ne devait, d'ailleurs, qu'à un coup de force. Aujourd'hui que le mouvement a échoué, la Grèce se retrouve dans les voies constitutionnelles dont le rétablissement était à la base de l'action du général Condylis. La parole va donc être donnée au peuple et un scrutin permettra aux diverses tendances de manifester leur volonté. Bien que les monarchistes aient déployé beaucoup d'activité ces derniers temps, on estime que le succès ira aux républicains. Certes, le souvenir du roi Constantin est en -

Conférence internationale de culture commerciale à Zurich

Conférence internationale de culture commerciale à Zurich Zurich, 27 septembre. L'essor vertigineux du machinisme et l'intensité des relations commerciales à la fin du siècle dernier et dans les années d'avant-guerre ne pouvaient manquer d'exercer une action sur l'orientation professionnelle de la jeunesse et devaient fatalement préoccuper à la fois le personnel enseignant chargé de préparer les jeunes gens à la vie pratique, les autorités qui subventionnent les instituts scolaires et les chefs d'entreprises industrielles et commerciales engagés dans la mêlée des affaires qui exige des méthodes de travail de plus en plus perfectionnées ainsi qu'un personnel toujours mieux préparé à sa tâche. Dans chaque pays, on vit éclore une série d'écoles commerciales à tous les degrés, primaire, secondaire et même universitaire. Mais bien vite on se rendit compte de la nécessité de coordonner ces efforts sur le terrain international. C'est ainsi qu'en 1901 fut fondée à Zurich la Société Internationale pour l'enseignement commercial, à laquelle adhérèrent un grand nombre d'Etats européens, avec un très fort contingent des Empires centraux et de la Suisse où le mouvement était particulièrement développé. Des cours internationaux d'expansion économique furent organisés, le premier à Lausanne, en 1907, où le concours effectif de nos premiers magistrats, d'industriels, de commerçants et de professeurs en vue lui assura un vif succès. En outre, des conférences et congrès internationaux eurent lieu dans les principales capitales, lorsque la guerre mondiale vint mettre un terme, pour plus de dix ans, à l'activité de la société. Grâce à diverses personnalités d'anciens pays neutres, l'heure du rapprochement allait sonner. On attendait avec un extrême intérêt la nouvelle naissance de cette institution dont Zurich devait

Lettre de Paris

[?] M. Poincaré avait à se mettre en garde contre deux dangers, celui de ne pas exprimer assez nettement sa pensée et celui d'avoir l'air, s'il l'accentuait, de chercher à contrecarrer les pourparlers engagés par M. Briand. Il a su éviter ces deux périls. Il n'a pas voulu. rendre responsables de l'agression de 1914 tous les Allemands sans distinction, ce qui est parfaitement raisonnable et équitable de sa part. Mais il a tenu à repousser l'audacieuse prétention que le gouvernement impérial de 1914 n'était pas responsable de la guerre et de la violation de la neutralité belge. Ainsi qu'il l'a dit, il n'est vraiment pas possible d'oublier ni que la guerre a été déclarée à la France, ni qu'elle a été portée sur le sol français grâce à la violation d'un Etat neutre, ni qu'elle a été, par les ordres de l'étatmajor impérial, conduite avec une impitoyable cruauté. Mais M. Poincaré a voulu terminer en tendant en quelque sorte la main aux Allemands (le mot y est d'ailleurs): «Ah! mes amis, s'est-il écrié, si l'Allemagne d'aujourd'hui désavouait ouvertement certains procédés de l'Allemagne d'hier, comme il vous serait plus aisé de détourner les yeux de vos cicatrices (le président du conseil parlait devant les mutilés) et de tendre la main aux auteurs de vos blessures!» Il n'est guère possible de s'exprimer avec plus de mesure. Aussi on se demande ici par quoi pourrait se justifier l'allégation du Lokal Anzeiger, qui accuse M. Poincaré «d'avoir fait un nouvel affront à l'honneur allemand», alors que justement l'orateur a établi une distinction entre le peuple allemand et ses mauvais bergers de 1914. Mais ce qu'il y a précisément d'inquiétant, c'est que ceux qui parlent au nom du peuple allemand (comme ce fut le cas pour M. Stresemann) s'attachent à confondre sa cause avec celle de Guillaume II, de ses ministres et de son étatmajor. A toute force, en prétendant les innocenter, les dirigeants de l'Allemagne nouvelle se solidarisent avec ceux qui ont fait subir au monde tant de douleurs et qui, par-dessus le marché, ont précipité leur propre pays dans un gouffre. Il est bien permis de s'en attrister, d'autant plus qu'un tel état d'esprit rend difficile une réconciliation morale, sans laquelle les accords purement matériels n'auront qu'une signifi -

紙面の出典:Source: Le Temps archives / Journal de Geneve

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