Le Petit Matin
- 外交政策
- わが植民地の開発
- 独裁へ向かうポーランド
1926年9月29日付『ル・プティ・マタン』の選録記事は、ヨーロッパ外交と政府の行動のあり方をめぐる議論を伝えた。アンリ・バルドは、ラインラントとザールからの早期撤退やフランスの財政を産業協力に結びつけ、仏独の和解を具体的な協定へ進めるよう訴えた。植民地論評は、ポアンカレの演説とサローの開発構想の放置を批判し、植民地の設備充実を求めた。ワルシャワとベルリンからの記事は、再組閣されたバルテル内閣への信任が不確実な状況と、議会なしで統治するというピウスツキの発言とされる脅しを報じた。
翻訳
外交政策
アンリ・バルド筆
言葉の応酬は仏独の接近に役立たない。
シュトレーゼマン氏は、国際連盟加盟に際しての演説では戦争責任の問題を慎重に避けていたのに、ジュネーヴのビヤホール「ガンブリヌス」でその論争を始めた点で間違っていた。
ポアンカレ氏はすでに二度応じているが、一度で十分だった。
論争によって二つの国民が近づくことはない。
フランスに民族主義者がいるように、シュトレーゼマン氏の側にも民族主義者がいる。
ドイツ帝国が戦争について負う直接かつ圧倒的な責任を見過ごさせてはならない。とりわけ、ヴェルサイユ条約はドイツ帝国の有責性という考え方を法的な基礎としているのだから。しかし同時に、ブリアン氏とシュトレーゼマン氏がトワリーで始め、ベルリンとパリの両内閣が承認した会談を、険悪な個人間の論争に変えてもならない。フランスとヨーロッパ、そして北アフリカも、この会談に平和と過去の遺恨を忘れることへの期待を寄せているのだ。
ヴェルサイユ条約の枠内で、そのいかなる部分も損なうことなく、フランスとドイツはラインラントとザールからの早期撤退を交渉できる。それは当面、フランスの国庫に紙幣建てで110億フランをもたらす可能性がある。だが、それは成し遂げるべき仕事の序章にすぎず、いわば和解を促すしるしでしかない。
真の課題は、仏独の和解をヨーロッパの平和へ通じる道にすることだ。この和解は、明確に定められた契約という形を取ることができるし、またそうでなければならない。
フランスとドイツのカリ産業家は合意に達した。フランスとドイツの鉄鋼産業家も合意するだろうか。ロレーヌの鉄とルールの石炭は協力するだろうか。
そうなればフランスとドイツは救われる。そうならなければ、ヨーロッパは最大の危険にさらされる。
このすべてには長く複雑な交渉が必要になるが、政治家は技術専門家を導き、奮い立たせ、交渉を実らせようという意志を吹き込まなければならない。
細部をいっそう綿密に詰めるにしても、ここで目的と全体像を見失うわけにはいかないからだ。
アンリ・バルド
帰還に際して、スルタンのムーレイ・ユースフ
わが植民地の開発
[?] そのうえ、オランでの演説の調子は、ポアンカレ氏がわずか二年前まで行っていた演説とは大きく異なり、同氏はいまや新しいドイツの優れた点を認めている。
パリ、9月25日――本紙議会担当記者発。
アルベール・サロー氏がポアンカレ氏のもとで植民地相を務めていたころ、たしか同氏は、わが植民地の開発について、長大な報告書、ひとまとまりの計画をわざわざ作成していた。
あの幸福な時代、ポアンカレ氏は楽観的だった。閣僚たちに求めたのは、黙って自分を称賛することだけだった。毎週、自分が政府を代表して墓地で演説するのは、当然のこととされていた。おそらく誰にも反論されないためだったのだろう。
三年後、サロー氏が親愛なる上司の新しい友人たちに席を譲るために大臣を辞めなければならなくなったとき、同氏の提案した植民地改革は一つも検討されていなかった。植民地は相変わらず何も供給していなかった。
ポアンカレ氏は相変わらず演説を続けている。われわれはまたしても、植民地にはわが国に足りないものをすべて供給する用意があり、ドイツがわが国に不当に宣戦したのだと聞かされることになるだろう。ポアンカレ氏は許さないのだから。われわれに言わせれば、その過去についての議論を少し減らし、未来だけでなく現在にも目を向けるほうがよい。
[?] サロー氏の膨大な報告書には、多くの教訓が見いだせるだろう。そこを読めば、わが植民地は、もっとよく知られるだけでなく、もっと設備を充実させるに値することも分かるだろう。
独裁へ向かうポーランド
「多数派があなたを倒したら、私は下院を解散し、われわれは下院なしで統治する」
ピウスツキからバルテル氏へ
ワルシャワ、9月28日――バルテル内閣は再び組閣され、木曜日には両院に臨む予定であり、新たに成立したバルテル内閣にポーランド下院が信任を与えることも確実であれば、政治情勢はおおむね平常といえるだろう。
しかし、ポーランドの内政には不確実さが広がっているため、いまのところそう断言することはできない。
一部では、下院がバルテル氏への信任を拒んだ場合、ピウスツキ元帥は下院の解散と、現在イタリアで行われているものにかなり似た一種の独裁をポーランドに樹立することを考えるのではないか、といわれている。
* * *
ベルリン、9月28日――ピウスツキ元帥はバルテル首相に次のように語ったと伝えられている。
「同じ閣僚たちとともに、もう一度下院に臨みなさい。多数派があなたを倒したら、私は下院を解散し、われわれは下院なしで統治する」
飛行機による無着陸最長距離記録を目指して
新たな挑戦
解説
トワリーで結びつけられた領土上の譲歩とフランスの資金需要
1926年9月17日の会談では、ドイツの経済的援助と引き換えに、ブリアンがザール返還とラインラント占領の終了を提示する取引が模索された。賠償金の前払いと、ドイツによるザール炭鉱の早期買い戻しが検討されたのである。これが、バルドが撤退とフランスの財政収入を結びつけた背景だった。ただし、110億フランという見積もりは同論説の数字である。そこからバルドは、カリ産業の協定と将来の鉄鋼協力によって和解を持続させるべきだという、より大きな議論を展開した。この外交上の取引は、結局、資金調達の仕組みと政治的抵抗に阻まれたが、バルド自身はそれをなお実現可能なものとして説いていた。[ドイツ連邦政治教育センター掲載の歴史分析](https://www.bpb.de/shop/zeitschriften/apuz/268358/gustav-stresemann-und-die-perspektive-der-anderen/)。
サローの構想が植民地論評に与えた具体的な批判対象
論評が念頭に置いていたのは、サローが1921年4月に下院へ提出し、1923年の著書『フランス植民地の開発』で詳述した広範な開発構想と考えられる。本国による大規模な取り組み、フランスの需要に応じた植民地生産の専門化、科学的支援の体系的活用を想定していた。この構想が、設備の充実を求める論評の具体的な背景となる。その議論は、いかにして植民地からフランスへの供給を実現するかをめぐるものだった。コルラの非難は政治的なものだった。ポアンカレは提案を放置し、新しい協力者に席を与えるためサローを退け、実行の代わりに演説を続けた、というのである。詳細な計画と繰り返される演説を対比することで、この風刺は政府の不作為に矛先を向けている。[IRD所蔵の歴史研究](https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_2/etudes_theses/35083.pdf)、[サローの1923年の著書](https://books.google.com/books?id=7RTUAAAAMAAJ)。
二閣僚への不信任を受けたバルテルの再登板
直接の危機は、内相カジミェシュ・ムウォジャノフスキと宗教・公教育相アントニ・スイコフスキをめぐって起きた。議会右派は、両者が少数民族に過大な譲歩をしていると非難し、下院は1926年9月24日に両閣僚への不信任を可決した。バルテルの第二次内閣は同日に終わった。第三次内閣は9月27日に発足したが、本紙刊行の翌日、9月30日に終わることになる。この記事は、議会での敗北後に政府の再建を図った短い期間の報道だった。記事が伝えた脅しは、この対立を、議会の反対がなお行政権を制約できるかという問題として示した。ワルシャワ発の記事は独裁を条件付きの可能性として述べ、ベルリン発の記事はバルテルに語られたとされる言葉を報じている。[ポーランド国家記憶院の伝記](https://ipn.gov.pl/download/1/888972/Bartelbroszurainternet.pdf)、[中東欧人名事典](https://api.pageplace.de/preview/DT0400.9781317475941_A27151198/preview-9781317475941_A27151198.pdf)。
原文
La politique extérieure
La politique extérieure par Henry BARDE Les tournois oratoires ne servent pas le rapprochement franco-allemand. M. Stresemann eut le tort de nouer un débat à la Brasserie Gambrinus, de Genève, sur les responsabilités de la guerre, qu'il avait soigneusement proscrit pourtant de son discours d'entrée à la Société des Nations. M. Poincaré lui a déjà répondu deux fois; c'était assez d'une. Deux peuples ne se rapprochent pas par des polémiques. M. Stresemann a ses nationalistes, si la France a les siens. Ne laissons pas méconnaître les responsabilités immédiates et écrasantes de l'Allemagne impériale dans la guerre, d'autant que le traité de Versailles est juridiquement fondé sur la notion de la culpabilité du Reich; mais ne laissons pas non plus tourner en d'aigres controverses personnelles les conversations que MM. Briand et Stresemann ont engagées à Thoiry, qui ont été sanctionnées par les Cabinets de Berlin et de Paris, et dont la France et l'Europe, et l'Afrique du Nord aussi, espèrent la paix et l'oubli. Dans le cadre du traité de Versailles, et sans rien ruiner de celui-ci, la France et l'Allemagne peuvent négocier l'évacuation anticipée de la Rhénanie et de la Sarre qui, pour le présent, pourrait rapporter onze milliards de francs-papier au budget français; mais ce ne saurait être là qu'une préface de l'œuvre à accomplir, et comme un geste propitiatoire. Le véritable problème est de faire de la conciliation franco-allemande le sentier de la paix européenne. Cette conciliation peut et doit se traduire en des contrats bien définis. Industriels français et allemands de la potasse se sont entendus. Industriels français et allemands de l'acier s'entendront-ils? Le fer de Lorraine et le charbon de la Ruhr collaboreront-ils? Si oui, la France et l'Allemagne sont sauvées, sinon, l'Europe est menacée du plus grand des périls. Tout ceci nous vaudra des négociations longues et complexes, mais les hommes politiques doivent entraîner et soulever les techniciens et leur inspirer la volonté d'aboutir. Car pour travailler plus soigneusement le détail, on ne saurait ici perdre de vue le but et l'ensemble. HENRY BARDE. A l'occasion de son retour le sultan Moulay Youssef
L'EXPLOITATION DE NOS COLONIES
[?] au surplus que le ton du discours d'Oran se différencie beaucoup des discours prononcés il y a deux ans encore par M. Poincaré, que celui-ci reconnaît aujourd'hui l'excellence d'une Allemagne nouvelle. L'EXPLOITATION DE NOS COLONIES PARIS, 25 septembre. - (De notre rédacteur parlementaire). Lorsque M. Albert Sarraut était ministre des Colonies avec M. Poincaré, je crois qu'il avait pris la peine d'établir un long rapport tout un projet d'exploitation de nos colonies. A cette époque heureuse, M. Poincaré était optimiste. Il ne demandait rien à ses ministres que de se taire et de l'admirer, étant entendu que chaque semaine il parlerait au nom du Gouvernement dans les cimetières, sans doute pour n'être point contredit. Quand au bout de trois ans M. Sarraut dut quitter le ministère pour céder sa place à de nouveaux amis de son cher patron, aucune des réformes coloniales qu'il avait proposées n'avait été prise en considération. Les colonies continuaient à ne rien fournir. M. Poincaré continue à discourir. Nous saurons, une fois de plus, que nos colonies sont prêtes à fournir tout ce qui nous manque et que l'Allemagne nous a injustement déclaré la guerre, car M. Poincaré ne pardonne pas. Mieux vaudrait à notre avis discuter un peu moins sur ce passé et se préoccuper non seulement de l'avenir, mais du présent. Nous pourrions trouver dans [?] volumineux rapport de M. Sarraut de nombreux enseignements. Nous y pourrions voir que nos colonies méritent non seulement d'être mieux connues, mais encore d'être mieux outillées.
Vers la dictature en Pologne
Vers la dictature en Pologne «Si la majorité vous renverse, je dissoudrai la Diète, et nous gouvernerons sans elle». Pilsudski à M. Bartel VARSOVIE, 28 septembre. - La situation politique serait à peu près normale, le Cabinet Bartel s'étant reconstitué et devant paraître jeudi devant les Chambres, si l'on était d'autre part certain que la Chambre Polonaise donnera confiance au Cabinet Bartel constitué. Or, jusqu'à présent on ne saurait l'affirmer en raison de l'incertitude qui règne dans la politique intérieure polonaise. On assure dans certains milieux que si la Chambre refuse d'accorder sa confiance à M. Bartel, le maréchal Pilsudski songerait à la dissoudre et à instituer en Pologne une sorte de dictature assez analogue à celle qui règne actuellement en Italie. * * * BERLIN, 28 septembre. - On annonce que le maréchal Pilsudski aurait dit au Premier Ministre Bartel: «Représentez-vous devant la Diète avec les mêmes collaborateurs, et si la majorité vous renverse, je dissoudrai la Diète et nous gouvernerons sans elle». Pour le record de la plus longue distance en avion sans escale Une nouvelle tentative