Le Figaro
- 連合国間債務
- ギリシャの政治危機
- マルヴォワジー酒の樽
1926年9月30日付のフィガロ紙1面には、外交、国外の政情、憲法論争が並んだ。社説は、バル=ル=デュック演説で連合国間債務に深入りしなかったポアンカレ首相の慎重さを擁護し、ワシントン債務協定を両院が可決する明示的留保の前文付きで批准すべきだという同紙の主張が政府の立場でもあると述べた。アルフレッド・マレは、1925年のパンガロスによる権力奪取からコンディリス内閣の辞職に至るギリシャの軍事クーデターの循環をたどり、10月24日予定の選挙が強力な多数を生むことに懐疑的だった。別の社説は、全権委任に基づきデクレで地方分権を進める政府の計画を、第一帝政のデクレ=ロワの復活だと皮肉った。
翻訳
連合国間債務
[?] レイモン・ポアンカレ氏がバル=ル=デュックでの演説で、連合国間債務という重大問題がどのような形で提起されているかを数言で振り返るにとどめたことが注目された。この控えめな態度は、一部の論者には行き過ぎと映った。われわれはその見方をとらない。政権の座になかったころ、レイモン・ポアンカレ氏は対米債務について自由に意見を述べることができた。国益にかくも重大にかかわる問題について自らの考えを明らかにするのは、一介の議員としての彼の権利であった。彼はその権利を行使したし、われわれ自身も同様に行使した。彼が考えを改めたと思わせるものは何もなく、政府の閣議でもあらためてそれを説いたと信ずべき理由がわれわれにはある。しかし内閣の首班として公式に発言するとなれば、首相ははるかに慎重であることを求められる。われわれとしては、バル=ル=デュック演説で首相が連合国間債務問題を扱った箇所をそれ以上展開しなかったことを理解する。この問題は、一方では米国上院に、他方ではフランス両院に係属中である。議会が再開されればただちに、首相は説明を求められることになり、そのときこそ政府の見解を示すであろう。フィガロ紙は自らの主張を明らかにしてきた。フィリップ・ビュノー=ヴァリーヤ氏の注目された論文を掲載し、続いてオクターヴ・オンベール氏の大部の研究を掲載した。この研究は本紙の手で米国の新聞各紙に送付される。それに先立っては、フランソワ・コティ氏の連載記事を掲載していた。この主張こそ政府の主張であると言ってよい。その骨子は、ワシントン協定は批准されるべきだが、両院が起草する前文を付し、いかなる明示的留保のもとで批准が可決されるべきかを厳粛に示すべきだ、というものである。これらの留保については本紙で詳しく論じてきた。欧州に派遣された米国の公職者自身が、わずか数か月先のことでさえ移転の操作が可能かどうか見通せないことを認めているだけに、留保はなおさら必要である。[?]
ギリシャの政治危機
[?] ギリシャでは革命が相次ぎ、その速さは最も悲観的な予想さえ狂わせるほどである。パンガロス将軍は1925年6月24日に権力を奪取した。そして去る8月21日にコンディリス将軍によって打倒され、そのコンディリス将軍が昨日、共和国大統領クンドゥリオティス提督に内閣の辞表を提出した。1909年以来、ギリシャは軍人派閥の覇権と抗争に服してきた。彼らはヴェニゼロス氏を支持したのち、これを見捨ててコンスタンティノス国王の側についた。前カイザーの義理の兄弟であるこの国王の命運が小アジアで潰えると、彼らはたちまち王朝を否認し、思いのままに整えられると考えて共和国を打ち立てた。彼らはそれに成功した――おそらく望んだ以上に。こうしたプロヌンシアミエント(軍事蜂起)の過程は、常に宿命的なリズムに従ってきた。数人の将軍と提督が結託して現政府を倒す。1925年6月には、パンガロス将軍、コンディリス将軍、キリアコス提督が権力を分け合った。――第二段階:この執政府の構成員の間に深刻な不和が生じる。一人が大胆な一撃によって同僚を排除し、唯一の独裁者となる。パンガロス将軍は1926年1月3日に同僚を排除し、当然のように国民投票に事実上の簒奪を追認させ、4月4日に自らを共和国大統領に選ばせた。――第三段階:打倒された将軍たちは陰で暴君に対する工作を続け、一定の時を経て必ず巻き返しに成功する。コンディリス将軍の唯一の過ちは、あまりに事を急いだことだったのかもしれない。ギリシャでは、こうした混乱に終止符を打ち、軍人の政治・民政への介入を防ぐのは容易ではない。政党はあまりに分裂しており、どの党も、罪ある将校らに制裁を加えれば執念深い敵をつくり、対立政党を強めることになるのを恐れている。これらすべての派閥を結束させ、「挙国一致(エキュメニカル)」内閣を組織しようとする試みもなされたが、むなしかった。最悪の事態を招く政策に忠実な王党派の極右が、これらの試みを挫折させたのである。共和派自体も分裂したままである。保守派と進歩派の自由主義者は「近代共和派」の名のもとに結集したが、彼らにとって共和同盟党ほど激しい敵はいない。この細分化のただなかで、いかなる政府も安定と安全を得ることはできない。選挙は10月24日に行われる予定だが、一党に強力な多数を与える見込みは薄い。[?]
マルヴォワジー酒の樽
[?] こうして政府は、「中央権力が行使している権限の重要な一部を、選挙で選ばれた機関に付与する地方分権措置を緊急に講じる」と発表した。このように不明瞭な形で示されたこの知らせは、実務の観点からと同じく、憲法の観点からも驚くべきものである。だが、選挙で選ばれた機関は、その権限を立法の文言からしか得ていない。選挙で選ばれた機関とは何を指すのか。県会、郡会、市町村会である。ここに曖昧さはない。ところで、そのいずれもが、デクレ(政令)ではなく法律によって定められ、創設され、組織されている。そして法律を廃止できるのは法律だけであり、デクレにはその力がない。そのデクレが両院の承認を受け、法律の効力を得ることになるのはわれわれも承知している。だが、それまでの間はどうなるのか。それは全権委任の効果だ、と言われるだろう。だが全権委任とは、この機会に合わせて名を取り去られ、新たに名付け直されたデクレ=ロワ(法律命令)にすぎない。デクレ=ロワ!帝政の、それも第一帝政の名残であり、権威というものを心得ていた時代の遺産である。当時、権威とは独裁であった。そして皇帝のやり方は、まさにこうだった。ある法律が邪魔になると、彼はそれを事実上無効にし、代わりにデクレを置いた。そこからこの名が生まれたのである。異論の余地のないエスマン氏は、万事に示す節度をもってこう述べている。「デクレ=ロワは事実上違憲であった」。共和国が帝政の業績のうち、最も違憲的で、最も独裁的で、そして付け加えるなら最も問題のある部分を取り入れるとは、たしかに尋常なことではない。しかも、こうした事柄の承認を求められている急進社会党の多数派こそ、「デクレ=ロワ打倒!」の叫びを掲げて当選した当の多数派なのだ。まったく、この1926年の秋には、かすかなスミレの香りが漂っている。それも由緒正しいスミレ、かつてテュイルリー宮があった場所からほど遠からぬところに咲くスミレの香りである。[?]
解説
1926年秋のギリシャ選挙は、マレが疑った多数派を生んだのか
マレは選挙が10月24日に予定されていると伝え、どの党にも強力な多数は与えられないだろうと予測した。実際の投票は1926年11月7日に行われ、紙面が告げた日付より遅れた。一方、分裂の予測は的中した。自由同盟が第1党となったものの、286議席中108議席にとどまって過半数には遠く及ばず、残りの議席は多数の政党や地方グループに分散した。こうして成立した議会は、コラムが描いた共和派と王党派の細分化をそのまま映し出しており、各党は単独政権ではなく相互の交渉に頼るほかなかった。
コラムが失敗と報じた「挙国一致」内閣はどうなったのか
マレは、全派閥を「挙国一致(エキュメニカル)」内閣に結集させる試みが王党派の極右によって挫折させられたと伝えた。しかし構想はこの挫折で消えたわけではなかった。11月の選挙後、主要政党間の交渉を経て、1926年12月4日に議員ではないアレクサンドロス・ザイミスを首相とする政府が発足し、この連立は「挙国一致政府」と呼ばれるようになった。9月末のコラムが頓挫した企てとして扱ったものは、選挙によって各党の勢力関係が描き直されたのち、約2か月後に実現したのである。
社説が攻撃したデクレ=ロワとは何だったのか
社説は、政府の「全権委任」とは名を変えたデクレ=ロワにすぎないと論じ、その起源をナポレオン1世に求め、エスマン氏の「事実上違憲」という評を引いた。フランス法において、デクレ=ロワは第三・第四共和政下に存在し、本来は法律の所管に属する領域で、立法による授権に基づいて政府が行う行為だった。この定義から社説の不満の中身が見えてくる。県会・郡会・市町村会は法律によって設けられた機関であり、同紙は、議会から授権された行政府が、承認を待つ間にデクレでそれらの権限を組み替えることに異を唱えたのである。第一帝政にさかのぼる系譜づけや、急進社会党の多数派が「デクレ=ロワ打倒!」を叫んで当選したという皮肉は社説自身の論旨に属するものであり、上記の法的定義は共和政下の制度そのものを説明している。
原文
Les dettes interalliées
[?] On a remarqué que dans son discours de Bar-le-Duc, M. Raymond Poincaré s'était borné à rappeler en quelques paroles comment se posait le problème capital des dettes interalliées. Cette discrétion a paru excessive à quelques critiques. Nous ne partageons pas cet avis. Alors qu'il n'était pas au pouvoir, M. Raymond Poincaré a pu librement exprimer son opinion au sujet de nos dettes envers les Etats-Unis. C'était son droit de simple parlementaire de faire connaître ses conceptions sur une question qui touche si gravement l'intérêt national. Il en a usé comme nous en avons usé nous-mêmes. Rien ne permet de penser qu'il ait modifié ses idées, et nous avons des raisons de croire qu'il les a exposées de nouveau dans les conseils du gouvernement. Mais quand il parle officiellement comme chef du ministère, le président du Conseil est tenu à beaucoup plus de réserve. Nous comprenons, pour notre part, que dans son discours de Bar-le-Duc, il n'ait pas donné plus de développement aux passages où il traite de cette affaire des dettes interalliées. La question est pendante devant le Sénat américain, d'une part, et devant les Chambres françaises, de l'autre. Dès la rentrée du Parlement, le président du Conseil sera amené à s'expliquer, et c'est alors qu'il exprimera l'avis du gouvernement. Le Figaro a fait connaître sa thèse. Il a inséré l'article remarqué de M. Philippe Bunau-Varilla: puis, la grande étude de M. Octave Homberg qui sera adressée, par nos soins, à la presse américaine. Il avait, au préalable, publié la série des articles de M. François Coty. Cette thèse, nous pouvons dire que c'est celle du gouvernement. Elle consiste essentiellement à soutenir que les accords de Washington doivent être ratifiés, mais avec l'addition d'un préambule rédigé par les Chambres et indiquant solennellement sous quelles réserves expresses cette ratification doit être votée. Ces réserves ont été exposées ici en détail. Elles sont d'autant plus nécessaires que des personnages officiels américains, délégués en Europe, reconnaissent eux-mêmes l'impuissance où ils sont de prévoir, à quelques mois d'intervalle, s'il est possible ou non d'effectuer les opérations de transfert. [?]
Les crises politiques en Grèce
[?] Les révolutions se succèdent en Grèce avec une rapidité qui déconcerte les prévisions les plus pessimistes. Le général Pangalos s'était emparé du pouvoir le 24 juin 1925. Il était renversé le 21 août dernier par le général Condylis, qui remettait hier à l'amiral Coundouriotis, président de la République, la démission du gouvernement. Depuis 1909, la Grèce est soumise à l'hégémonie et aux querelles des clans militaires. Après avoir soutenu M. Venizelos, ils l'abandonnèrent pour se rallier au roi Constantin. Lorsque la fortune du beaufrère de l'ex-kaiser eut sombré en Asie Mineure, ils eurent tôt fait de renier la dynastie et d'édifier, la République, qu'ils pensaient aménager à leur guise. Ils y réussirent - peut-être au delà de leurs espoirs. Le processus de ces pronunciamientos a toujours obéi à un rythme fatal. Plusieurs généraux et amiraux s'entendent pour renverser le gouvernement existant: en juin 1925, le général Pangalos, le général Condylis et l'amiral Kiriakos se partagent le pouvoir. - Deuxième étape: de graves dissensions se produisent entre les membres de ce directoire. Par un coup d'audace, l'un d'eux arrive à éliminer ses collègues et à devenir l'unique dictateur. Le général Pangalos se débarrassait de ses collègues le 3 janvier 1926 et, naturellement, demandait à un plébiscite de reconnaître l'usurpation de fait en le nommant, le 4 avril, président de la République. - Troisième étape: les généraux renversés travaillent dans l'ombre contre le tyran et parviennent toujours, au bout d'un certain temps, à reprendre le dessus. Peut-être le général Condylis eut-il le seul tort de s'être trop pressé. Il n'est pas facile, en Grèce, de mettre un terme à ces troubles et d'empêcher l'intervention des militaires dans les affaires politiques et civiles. Les partis politiques sont trop divisés et chacun d'eux craint, en prenant des sanctions contre les officiers coupables, de se faire des ennemis implacables et de renforcer les partis concurrents. En vain a-t-on essayé de créer l'union entre toutes ces fractions et de constituer un cabinet «œcuménique». L'extrême droite royaliste, fidèle à la politique du pire, a fait échouer ces tentatives. Le parti républicain lui-même reste divisé: si les libéraux conservateurs et progressistes se sont unis sous l'étiquette de républicains modernes, ils n'ont pas d'adversaires plus acharnés que le parti de l'Union républicaine. Au milieu de cet émiettement, aucun gouvernement ne peut trouver de stabilité et de sécurité. Des élections doivent avoir lieu le 24 octobre: il est peu probable qu'elles donnent une forte majorité à un parti. [?]
LE TONNEAU DE MALVOISIE
[?] Le gouvernement a donc annoncé qu'il allait «prendre d'urgence des mesures de décentralisation conférant aux pouvoirs élus une partie importante des attributions exercées par le pouvoir central.» Cette nouvelle, ainsi présentée dans cette forme obscure, est aussi surprenante du point de vue constitutionnel que du point de vue pratique. Mais les pouvoirs élus ne tiennent leurs attributions que de textes législatifs. Qu'appelle-t-on pouvoirs élus? Les conseils généraux, d'arrondissement et municipaux. Ici, aucune ambiguïté. Or, chacun d'eux est défini, créé, organisé par une loi, - et non point par décret. Et une loi seule abolit une loi: le décret y est impuissant. Nous entendons bien que le décret devra être ratifié par les Assemblées et prendra force de loi: mais d'ici là? Ce sont, dira-t-on, les effets des pleins pouvoirs; mais les pleins pouvoirs ne sont que les décrets-lois, débaptisés et rebaptisés pour la circonstance. Les décrets-lois! Un souvenir d'Empire: et du premier: legs d'un temps où l'on se connaissait en matière d'autorité. L'autorité était alors dictature. Et voici tout simplement comme procédait l'Empereur. Quand une loi le gênait, il l'annulait en fait, et lui substituait un décret: d'où le nom. M. Esmein, qui ne peut être contesté, dit avec la modération qu'il apporte à toutes choses: «Les décrets-lois étaient virtuellement inconstitutionnels.» La République, reprenant dans l'œuvre impériale ce qu'elle a de plus inconstitutionnel, de plus dictatorial et, ajoutons-le, de plus contestable, ce n'est assurément pas banal. Et dire que la majorité radicale-socialiste appelée à approuver ces choses est précisément celle qui se fit élire au cri de «A bas les décrets-lois!» Décidément, cet automne de 1926 fleure un petit parfum de violettes, des violettes de la bonne espèce, qui s'épanouissent non loin de ce qui fut les Tuileries. [?]