Le Figaro
- 独仏協力
- 再建へ、もうひと頑張り
- 国際鉄鋼協定の交渉、まとまらず
選んだ記事は平和、生産、経済交渉を結びつけた。マレはフランスの疲弊から仏独接近の可能性を説明し、政治欄は8時間労働法が想定する例外の活用を支持した。一方、鉄鋼記事は会議の不成立とベルギー側の再協議を伝え、協力への期待が産業協定の成立には至らないことを示した。論説の主張と交渉の報告を区別して訳した。
翻訳
独仏協力
ジュネーヴとトワリーから戻り、昨日報道陣と会ったブリアン氏は、非常に慎重な態度を示した。外交上の礼儀から、シュトレーゼマン氏を少しも困らせたくなかったのは明らかだ。何より、ロカルノ政策に伴う重大で複雑な決定にフランス政府全体を関与させる前には、何も表明しないつもりだった。
それでも外相は、フランスとドイツが緊密かつ誠実に協力できる可能性を強調し、一言でわが外交の新たな方向を示した。戦争の清算は終わりに近づき、実現しうる平和の輪郭がはっきりしてきた。
伝統的な政策からのこれほどの転換を、どう理解すべきだろうか。
まず考えるべきは、世論の疲れである。戦争の恐ろしい流血で消耗し、為替変動で貧しくなり、人口も停滞するフランスは、いつもの仕事に戻り、活力と力を取り戻したいと願う。平和を望んでいるのだ。
再建へ、もうひと頑張り
「フィガロ」は一昨日、8時間労働法に関するジョス大佐の書簡を掲載した。この上院議員は法の廃止を求めているのではない。全面的な実施を求めている。特に国益上必要な場合など、原則からの例外を定めて認める規定を、死文扱いするのをやめてほしいというのである。わが国の経済・財政状況は、法律が想定する例外措置に訴えなければならない国家的な危機ではないのか、とジョス氏は問う。
国際鉄鋼協定の交渉、まとまらず
9月17日にフランス、ドイツ、ベルギー、ルクセンブルクの鉄鋼業代表が開いた会議は、合意に至らなかったとお伝えした。
すでに見通しを示したとおり、最終合意を阻んだのはベルギー製鋼会社の抵抗だった。
周知のように、ベルギーの各工場は実際の生産能力に基づく割当の増加を求め、生産国間で配分された自国の数値に異議を唱えていた。
活発な交渉と度重なる会合にもかかわらず、ベルギーの工場間では意見がまとまらなかった。反対は主としてエノー地方の大企業一社から出ていた。
それでも、ベルギー代表は他の生産者を代表して交渉する権限を得ており、協議の中で解決策が見つかるだろうと期待されていた。
ところがベルギー代表が、トン数増加を全体の要求として持ち出したことには、かなり驚きがあったようだ。
それでも、要求より低い数値での対案が示された。
ベルギーの鉄鋼業者は最終的な同意を与えられないと述べ、示された提案について再び協議することを選んだ。
交渉はこうして期日を定めず延期され、再開は主にベルギー製鋼会社の歩み寄りと意見の一致にかかることとなった。
ただし、鋼の協定には銑鉄に関する個別協定も付随していたため、鋼カルテルの署名を後日に回し、そちらだけを直ちに実施できないかという問題が出ている。M・A。
解説
国力を取り戻すための平和
論説は和解を、ドイツへの突然の親愛ではなく、疲弊から説明する。戦争の人的損失、通貨の不安定、人口の停滞を、日々の仕事と回復の必要に結び付けるのだ。協力はフランスの力を保つ手段になる。この議論は政策転換に愛国的な理由を与える。戦争が求めた犠牲を忘れなくても、平和を国の存続に役立つものとして支持できるという論理である。
例外規定から労働時間を変えようとする
ジョスの提案は、国家的な必要を理由に、法律自身の例外を使って労働時間を延ばそうとするものだ。廃止でなく全面実施と呼ぶことには政治的な意味がある。法に忠実だと主張しながら、その保護と例外の重み付けを変えようとするからだ。争点は、誰が危機を認定し、すでに設けられた労働時間の制限の中で、例外をどこまで広く働かせるかにある。
生産割当が鉄鋼協定を止める理由
国別に生産量を配分するカルテルでは、各参加者がどれだけ生産できるかを決めなければならない。ベルギーの要求は設備能力に基づく。割当が少なすぎれば、すでにある工場を十分に使えなくなる可能性がある。他方、国の代表は国内企業の同意も必要とする。記事には、国家間とベルギー鉄鋼業内部という二段階の交渉が表れ、銑鉄という一製品の合意が、鋼全体の交渉とは別に進む可能性も示されている。
原文
LA COOPERATION FRANCO ALLEMANDE
En recevant hier les journalistes, à sbrl
'etour de Genève et de Thoiry, M. Briand
s'est montré fort' discret. Par correction
diplomatique, il désirait évidemment ne
gêner en aucune façon M. Stresemann. Sur.
tout, il avait la volonté de ne faire aucune
déclaration, avant d'avoir associé le gou-
vernement français tout entier aux graves
et complexes résolutions qu'entraîne la
politique de Locarno.
D'un mot pourtant, notre ministre des
affaires étrangères a défini l'orientation
nouvelle de notre diplomatie, en soulignant
la possibilité d'une collaboration étroite et
loyale entre la France et l'Allemagne. La
liquidation de la guerre s'achève; les linéa-
ments d'une paix possible se précisent.
Comment comprendre un tel revirement
dans notre politique traditionnelle ?
Il faut tenir compte d'abord de la lassi-
twte cïe l'opinion. Epuisée par la terrible
saignée de la guerre, appauvrie par les
oscillations des changes, pays à population
stationnaïre, la France désire reprendre
ses labeurs accoutumés, recréer ses éner-
gies et ses forces elle veut la paix.
Le coup de collier du Salut a
Le Figaro a publié, avant-hier, la let-
tre du colonel Josse, relative à la loi de
huit heures. L'honorable sénateur ne ré-
clame pas l'abrogation de ce texte il en
demande l'application intégrale. Il vou-
drait, en effet, qu'on cessât de tenir pour
lettres mortes les dispositions qui pré-
voient et autorisent les dérogations au
principe, notamment quand l'intérêt na-
tional le veut. Notre situation économi-
que et .financière ne constitue-t-elle pas,
demande M. Josse, un péril d'ordre natio-
nal qui exige de recourir aux mesures
exceptionnelles envisagées par la loi ?
Licnêc des içgttciafi»^ |-J pour une entente métallurgique internationale
Nous avons annoncé que la conférence
qui avait eu lieu le 17 septembre entre
les représentants de la sidérurgie fran-
çaise, allemande, belge et luxembour-
geoise n'avait pu aboutir à un accord.
Comme nous l'avions déjà fait prévoir,
c'est la résistance des aciéries belges qui
a empêché l'entente définitive.
On sait que les usines belges récla-
maient une augmentation de leur quote-
part en se basant sur leurs possibilités
réelles de fabrication et en contestant les
chiffres qui leur avaient été fixés lors de
la répartition entre les pays producteurs.
Malgré des pourparlers très actifs et de
nombreuses réunions, les usines belges
n'avaient pu se mettre d'accord; l'opposi-
tion provenait surtout d'une grande so-
ciété de la région du Hainaut.
On espérait toutefois que les délégués
belges avaient obtenu ^autorisation, de
traiter au.iiom «,:ties iptes pxoducteurs et
qu'une solution secaît troutçeam coûts.
de la "dîScïissîbri.
Il semfol&que l'on ait été assez étonné
de constater que les délégués belges ont
présenté la demande d'augmentation de
tonnage comme une revendication collec-
tive.
Néanmoins des contre-propositions ont
été faites sur des bases, il est vrai, moins
élevées.
Les métallurgistes belges ont déclaré ne
pas pouvoir donner leur acquiescement
définitif et ont préféré procéder à de nou-
velles consultations au sujet des propo-
sitions qui leur ont été faites.
Les négociations sont donc remises à
une date indéterminée, qui dépendra
surtout de la bonne volonté et de l'accord
des aciéries belges.
Toutefois, comme l'entente sur l'acier
était complétée par des ententes spéciales
sur les fontes, on se demande si celles-ci
pourront être immédiatement appliquées,
en réservant la signature du cartel de
l'acier pour une date ultérieure. M. A.