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· パリ(フランス) · フランス語

Le Figaro

この日の『フィガロ』一面には、署名入りの政治論説が三本並んだ。アンリ・ヴォノヴァンは、ルイ・バルトゥー司法相自身の報告書を引き、新たな裁判所削減の背景には判事の深刻な不足があると論じた。補充判事のポスト97が埋まらず、選考試験の受験者も減っていたと指摘した。ヴォノヴァンはその原因を待遇の低さに求め、司法官の収入は穀物仲買人や投機家の十分の一にすぎないと嘆いた。ルイ・ベルトランは、フランスを外からの見え方に気づかない「密閉された器」と呼んだ。そして、ムッソリーニ襲撃事件のあとイタリアから寄せられた非難に対し、フランス側の応答は的外れだったと主張した。アルフレッド・マレは、ケルン演説でシュトレーゼマンが仏独接近を説いたことは歓迎した。しかし、ラインラント撤兵の要求は退け、撤兵は賠償の支払いとドイツの軍縮が条件だと強調した。

翻訳

司法は裁判官を求めている

[?] ルイ・バルトゥー氏が自らの改革を擁護するために持ち出した論拠のなかで、最近の報告書の一つにある一文は、十分に注目されてこなかった。氏は、自らの政令に続く「異動」が、候補者がまったくいないために正規の担当者が置かれていないポストの数を減らすことで、嘆かわしい事態を是正したと説明していた。司法大臣はこう書いている。もう一つの所見が、とりわけ強い力をもって迫ってくる。補充判事はもはや採用できなくなっていた(現在、どうしても埋められなかった欠員が九十七ある)。そして選考試験のたびに、候補者の数と質の両面で憂慮すべき低下が確認されていた。満足のいく採用が不可能となり、応急の手段をもってしても司法の運営がもはや確保されなくなる時が来ていたと言っても、過言ではない……。そして先週、ヴァンドーム広場の元人事局長で、現在はセーヌ検事局の長であるプルアラム氏が、これらの所見を二つの凝縮された言葉にまとめた。「もはや採用はない」と氏は言った。「選考試験は候補者不足で空になりつつある」。こうして裁判所の数の削減は、予算の節約のためだけでなく、判事の不足によってもたらされたのである……。ああ、と人は言うだろう、軍も外交も大学も同じような危機を経験している、と。国家は高級官吏にその価値に見合った給与を払わないので、もはや人材を見つけられないのだ……。判事のことだけを話そう。二十年、あるいはそれ以上も法律の厳しい研究に身を縛りつけて、どこかの穀物仲買人や自動車販売員や株式投機家の十分の一しか稼げないとしたら、何の意味があるのか。あの連中は自分の車を持っている。財産のない司法官は、生涯を通じてバスに乗るのだ。[?]

密閉された器

[?] 「密閉された器」とは、フランス共和国のことである。ビスマルクの言葉を借りれば、この国は相変わらず自分の汁のなかでわびしく煮込まれ続けており、地球のほかの場所で起きていることにも、とりわけ囲いの外で自分がどう思われているかにも、まったく気づいていない。一九一四年の教訓がこうした型どおりの習慣を少しは変えるだろうと、あるいは期待できたかもしれない。最近の仏伊間の事件は、その期待がむなしかったことを私たちに示したばかりである。事件は収まった、ローマ駐在のわが大使とムッソリーニ氏との間で相互の友好の保証が交わされた、といくら言われても、そこから両国民の間にある種の冷え込みが生じないとはとうてい考えられない。少なくともイタリア人の間には、苦々しさと恨みと疑念の澱が残るだろう。こうしてラテン世界は分裂したままである。何としてでも、フランスがイタリアやスペインに接近するのを妨げねばならない。この小細工が始まってから、まもなく一世紀になる。ラテン諸国を分断することに利益を見いだす人々が大勢いるからである。こうした悪意ある人々は、そのために全力を尽くしている。そしていままた、[?]と、利害関係者によって念入りにこじらされた数多くの誤解とが、彼らの有害な仕事を助けたばかりなのである。わが国では、最も善意ある人々、最も誠実なイタリアの友でさえ、この事件の本質も、イタリア人が私たちの何を非難しているのか――私の考えではまったく正当に――もよく理解していないように思われる。彼らは、その同胞が自国でだけでなく、わが国でも暗殺を行っていることを思い出させられた。すでに遠いカゼリオの、さらにはオルシーニの記憶まで持ち出された。ムッソリーニ氏に対する最近の襲撃を、私たちがこうした歴史上の出来事を眺めるのと同じ冷静さで受け止めるよう、彼らは促された。フランス人の大多数がこうした忌まわしい行為を強く非難している、との抗議もなされた……。それはまことに結構だが、問題はそこではないのだ! * * * イタリア人が私たちを非難しているのは――そして、[?]! [?]

シュトレーゼマン氏の外交オーケストレーション

[?] ジュネーヴでの「ビールの夕べ」の太鼓の連打のあとには、笛の音である。ケルンでの人民党大会で、シュトレーゼマン氏は土曜の夜、節度があり含みに富んだ、巧みな外交的オーケストレーションによる演説を行った。最初の一節は国際連盟に向けられていた。当然のことながら、シュトレーゼマン氏はジュネーヴ滞在にすっかり満足して帰ってきた。氏は実に的確に、政治家同士がこうして定期的に接触することの有用性を指摘した。さらに、国際連盟は個別の問題に閉じこもるべきではないと付け加えた。新参者の崇高な野心とはこういうものだ。ヴィルヘルム街の大臣は、ジュネーヴの機関が最も高次で最も一般的な問題、すなわち相互援助と軍縮の問題を論じることをためらわなかったこと、そして年月と努力にもかかわらず、その解決の糸口さえ見えていないらしいことを、知らないのだろうか。フランスに向けた一節は、拍手にも批判にも値する。シュトレーゼマン氏は、仏独の接近こそヨーロッパ復興の要石であると宣言し、フランスとの協調政策を実行する意志を明言している。こうした言葉のうちに、和解と協力の可能性の夜明けを喜んで見いださない者があろうか。残念ながらヴィルヘルム街の大臣は、ナショナリストの反対派をなだめるために、不協和な考察を付け加える必要があると考えた。氏はまず、ラインラントからの撤兵を要求した。それが一方ではわが国への賠償の確実な支払いに、他方ではドイツ国の物質的・精神的な軍縮にかかっていることを、氏に思い出させねばならないのか。私たちは、またしても実体を捨てて影をつかむわけにはいかない。[?]

解説

バルトゥーの裁判所改革と司法官不足

アンリ・ヴォノヴァンの論説は、司法大臣本人の主張を土台にしていた。ルイ・バルトゥーは1926年7月23日、レイモン・ポワンカレ内閣で国璽尚書(司法相)に就任し、1929年11月3日までその職にあった。穏健共和派の重鎮だったバルトゥーは、1920年代を通じて陸軍省や司法省などの主要閣僚を歴任しており、司法相もその一つだった。つまり、ヴォノヴァンが書いた時点で、バルトゥーが司法相に就いてからわずか十週間ほどで、擁護されていた政令も新しいものだった。論説によれば、バルトゥーの政令は裁判所の数を減らし、報告書はその理由として採用難を挙げていた。補充判事のポスト97が埋まらず、選考試験のたびに候補者の数も質も落ちていたという。司法省の元人事局長プルアラムも同じ見方を示した。ヴォノヴァンはこの行政上の説明を待遇の問題として捉え直した。裁判所の削減は、商売や投機なら十倍稼げる時代に、長年の法学修業に報いることのできない国家の症状だというのである。彼は同じ問題が軍、外交、大学にもあると見ていた。欠員97という数字は、論説が引用したバルトゥーの報告書によるものである。

1926年9月のムッソリーニ爆弾襲撃とフランスとのつながり

ルイ・ベルトランは「ムッソリーニ氏に対する最近の襲撃」が何を指すか書いていないが、それに当てはまる最近の襲撃が1926年9月11日に起きていた。この日ローマのピア門の前で、アナキストで反ファシストのジーノ・ルチェッティがムッソリーニの車に爆弾を投げつけた。爆弾は路上で爆発して8人が軽傷を負ったが、ムッソリーニは無傷だった。この事件にはフランスとのつながりがあった。ルチェッティは前年の発砲事件のあと船でマルセイユへ逃れ、その後エルメーテ・ジョヴァンニーニという偽名でイタリアに戻っていた。このつながりは、襲撃をめぐるイタリアの怒りがフランスに向かいえた理由をうかがわせ、ベルトランが描くフランス側の反応の背景にもなる。フランスの論者は過去のイタリア人暗殺者カゼリオやオルシーニを持ち出し、フランス人の大多数はこうした行為を非難していると強調した。ベルトランはそれを「問題はそこではない」と退けた。仏大使とムッソリーニの間で友好の保証が交わされたという事件の経過は、論説の記述による。

ケルンのシュトレーゼマン――国際連盟加盟とラインラント

アルフレッド・マレの論説は、ジュネーヴから帰国したシュトレーゼマンを追っている。1926年9月、ロカルノ交渉で予定されていたとおり、ドイツは国際連盟に加盟した。マレがシュトレーゼマンを、相互援助や軍縮に長年取り組んできた機関に説教する「新参者」と皮肉ったのはそのためである。ケルンの大会は、シュトレーゼマン自身が創設したドイツ人民党(DVP)の大会だった。ラインラント撤兵の要求は目新しいものではなかった。シュトレーゼマンは1923年、元皇太子への手紙で、ドイツ領土をフランスとベルギーの占領から解放することを「ドイツ政治の最も重要な目標」と書いていた。ロカルノ交渉でも、ラインラント駐留兵力の削減と占領期間の短縮を求めた。マレはこの要求を、ナショナリストの反対派をなだめるための言葉と受け取った。この見方は、西側諸国の要求に応じていると国内の保守派から攻撃されていたシュトレーゼマンの立場と合う。マレは、撤兵には賠償の確実な支払いとドイツの物質的・精神的な軍縮が前提だと反論した。これはマレ自身の立場である。

原文

LA JUSTICE demande des juges

[?] On n'a pas assez remarqué, parmi les arguments produits par M. Louis Barthou pour défendre sa réforme, une phrase d'un de ses derniers rapports. Il expliquait que le «mouvement» consécutif de ses décrets remédiait à un fâcheux état de choses, en réduisant le nombre des postes non pourvus de titulaires, en l'absence de toute candidature. Une autre observation, écrivait le ministre de la justice, s'impose avec une force toute particulière, les juges suppléants ne pouvaient plus être recrutés (Il existe actuellement quatre-vingt-dix-sept vacances qu'il a été impossible de combler) et d'un concours à l'autre on constatait une inquiétante dégression dans la quantité et dans la qualité des candidats. Il n'est pas excessif de dire que le moment était venu où, dans l'impossibilité d'un recrutement satisfaisant le fonctionnement de la justice n'allait plus être assuré, même avec des moyens de fortune... Et l'autre semaine, M. Prouharam, ancien directeur du personnel, place Vendôme, aujourd'hui chef du parquet de la Seine, résumait ces constatations en deux formules condensées: «Il n'y a plus de recrutement, disait-il. Les concours se vident faute de candidats.» Ainsi l'on a été amené à la réduction du nombre des tribunaux non seulement par économie budgétaire, mais par pénurie de juges... Hélas dira-ton, l'armée, la diplomatie, l'université traversent une crise pareille. L'Etat ne trouve plus de hauts fonctionnaires faute de les payer à leur valeur... Ne parlons que des juges. A quoi bon s'astreindre jusqu'à vingt ans et plus à l'étude sévère du droit pour arriver à gagner dix fois moins que tel courtier en grains, vendeur d'automobiles ou spéculateur à la Bourse? Ceux-là ont leur voiture? le magistrat sans fortune, durant sa carrière entière, prendra l'autobus. [?]

LE VASE CLOS

[?] Le «vase clos», c'est la République française, qui, suivant le mot de Bismarck, continue à mijoter tristement dans son jus, sans se douter le moins du monde de ce qui se passe dans le reste de la planète, ni surtout de ce que l'on pense d'elle en dehors de sa clôture. On pouvait peut-être espérer que la leçon de 1914 modifierait un peu ces habitudes routinières. Le dernier incident franco-italien vient de nous prouver que ces espérances étaient vaines. On a beau nous affirmer que l'incident est aplani, que des assurances d'amitié réciproques ont été échangées entre notre ambassadeur à Rome et M. Mussolini: il paraît bien impossible qu'il n'en résulte pas un certain refroidissement entre les deux nations. A tout le moins il en restera, chez les Italiens, un fond d'aigreur, de rancune et de suspicion. Ainsi, la Latinité continue à être divisée. A tout prix, il faut empêcher la France de se rapprocher de l'Italie et de l'Espagne. Il y aura bientôt un siècle que ce petit jeu est commencé. C'est que beaucoup de gens ont intérêt à diviser les nations latines. Ces mauvaises gens s'y emploient de leur mieux. Et voici qu'une fois encore les [?] et une foule de malentendus, soigneusement exaspérés par les intéressés, viennent de les aider dans leur néfaste besogne. Il ne semble pas que, chez nous, même les esprits les mieux intentionnés, les plus sincèrement amis de l'Italie, aient bien compris la nature de cet incident et ce que les Italiens nous reprochent, à mon avis fort justement. On leur a rappelé que leurs compatriotes assassinent non pas seulement chez eux, mais aussi chez nous. On a évoqué le souvenir déjà lointain de Caserio et même d'Orsini. On les a invités à considérer le récent attentat contre M. Mussolini avec le même calme que nous envisageons ces événements historiques. On a protesté aussi que la grande majorité des Français réprouve hautement ces agissements abominables... Tout cela est fort bien, mais ce n'est pas la question! * * * Ce que les Italiens nous reprochent, - et, [?]! [?]

L'orchestration diplomatique de M. Stresemann

[?] Après les roulements de tambour du Bierabend, à Genève, voici des sons de flûte. Au congrès du parti populiste à Cologne, M. Stresemann a prononcé, samedi soir, un discours mesuré, nuancé, d'une savante orchestration diplomatique. Le premier couplet était destiné à la Société des nations. Comme il convenait, M. Stresemann est revenu enchanté de son séjour à Genève. D'un trait fort juste, il a noté l'utilité de cette prise de contact périodique entre les hommes d'Etat. Il a ajouté que la Société des nations ne devait pas se confiner dans les questions particulières. Voilà les nobles ambitions d'un néophyte. Le ministre de la Wilhelmstrasse ignore-t-il donc que l'institution genevoise n'a pas craint de discuter les plus hauts problèmes, les plus généraux: ceux de l'assistance mutuelle et du désarmement; et qu'en dépit des ans et des efforts, elle ne semble pas même entrevoir leur solution? Le couplet à l'égard de la France mérite à la fois des applaudissements et des critiques. M. Stresemann déclare que le rapprochement franco-allemand est la pierre angulaire du relèvement européen; il affirme sa volonté de pratiquer une politique d'entente avec la France: qui ne se plairait à saluer dans de telles paroles l'aube d'une réconciliation et d'une collaboration possibles? Malheureusement le ministre de la Wilhelmstrasse, pour désarmer l'opposition nationaliste, a cru nécessaire d'ajouter des réflexions discordantes. Il a réclamé d'abord l'évacuation de la Rhénanie. Faut-il lui rappeler qu'elle est subordonnée d'une part au paiement assuré de nos réparations, d'autre part au désarmement matériel et moral du Reich? Nous ne pouvons, une fois de plus, lâcher la proie pour l'ombre. [?]

紙面の出典:Source: Bibliothèque nationale de France / Gallica

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